‹ Une poignée de fauxChapitre 9 sur 27 · EM TE · texte numérisé non relu

EM TE

« Calvin est mort désespéré, estant tourmenté d’une infinité de sales et ordes maladies, desquelles Dieu menace, en sa loy, les enfans rebelles et obstinez. Ce que je peus affermer estre vray, pour avoir esté lors présent et tesmoin oculaire de sa mort. Sa vie n’avoit jamais esté qu'un pur chagrin, estant d’un naturel ambitieux, malin, envieux, cholère à oultrance, mesdisant de tout le monde, hardi, menteur et: soupçonneux!. »

Désormais les calomniateurs avaient sous la main tous les documents qu’ils pouvaient désirer, les vrais et surtout les faux. Ils n'avaient. plus qu’à les manipuler.

Une parenthèse toutefois est utile ici. Car la citation de J. Haren, détachée de son traité,,.

Anvers par Pierre Bellére », et se vendant à Paris chez P, Ra-,

mier, 1986: : « édition fort rare, entièrement inconnue aux

bibliographes. » La Bibliothèque nationale possédait une autre

édition de 1587, imprimée chez Bellére, cotée D, 7649, À. Cet exemplaire a disparu.

= 1 Jean Haren, feuillet chiffré H. 2.

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n’est plus reproduite que par des auteurs ignorant l’histoire du traité, aussi bien que celle de l’auteur. En réalité ce n’est pas de J. Haren que les pamphlétaires modernes tiennent la citation, mais de Cudsemius. Et encore est-ce une façon de parler.

Cudsemius était un apostat comme Bolsec et J. Haren; et, de même que Bolsec dédia son pamphlet à son patron l’archevêque de Lyon, — de même que Haren prononça son discours chez ses patrons les jésuites d'Anvers, — de même Cudsemius dédia à son patron, le nonce de la Basse Allemagne, archevêque d'Athènes, la preuve de son apostasie: Petit traité de la cause désespérée de Galvin1. |

Voici le début de la lettre-préface: «S'il est possible de juger l’oiseau à ses plumes, le renard à sa queue, le lion à sa griffe, certaine-

UE desperata Calvini causa tractalus brevis, lectu non minus utilis atque jucundus... adornatus in gratiam evangelicorum protestantium, authore Petro Cudsemio Cluavesaliensi. Edition de Mayence, 1609. Exemplaire de la bibliothèque de Bruxelles. — Une seconde édition (editio nova correctior) parut à Cologne en 1610 (exemplaire de M. le professeur Rütgers, Amsterdam).

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