LIVRE III
POLITIQUE MAROCAIIVE
POLITIQUE MAROCAINB
L’histoire de notre installation dans l’Afrique du Nord est, pour ainsi dire, celle de notre expansion coloniale moderne. Trois dates principales en marquent les étapes.
4830 : la conquête d’Alger, le premier réveil de l’énergie française après la torpeur qui avait suivi le désastre napoléonien.
1881 : rétablissement de notre protectorat en Tunisie, notre premier succès mondial après le recueillement consécutif à la guerre de 1870.
1914 ; la liberté d’action — sous de graves réserves — enfin acquise au Maroc, sorte de couron-
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nement donné ainsi à l’effort colonial poursuivi depuis quatre-vingts ans, pendant cinquante ans presque malgré nous, pendant trente ans avec toutes nos forces, avec toute notre passion.
Il y a dans ces trois dates d'autres sujets de méditation. C’est par deux fois arrêtée dans ses œuvres européennes que la France s’est retournée vers le monde extra-européen. Notre pays a un surcroît de force sociale et d’énergie progressive à dépenser ; il n’a jamais pu s’absorber en lui-même. L’effort colonial est la dernière forme de son apostolat au milieu des nations.
Un autre rapprochement s’impose : en 1830, ce que nous trouvions en face de nous, c’était l’Angleterre, inquiète de cette expansion et de ce réveil de l’énergie française, l’Angleterre, notre aînée en colonisation, inquiète de notre avenir.
Ce que nous avons trouvé devant nous en 1911 , c’était l’Allemagne, émue enfin de toute l’avance qu’elle nous avait laissé prendre sur la scène du monde, tandis qu’elle rêvait d’hégémonie en Europe, — l’Allemagne, notre cadette en colonisation, jalouse de notre passé.
L’histoire de l’Afrique du Nord est encore intéressante parce qu’elle marque les trois étapes de notre histoire coloniale, les trois méthodes successivement adoptées.
En 1830, nous ne savons pas bien quelle est
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l'utilité de cette expansion ; la force des choses nous mène en Algérie, l’honneur militaire nous y retient. Nous faisons notre première grande expérience nouvelle, et nous la manquons : c’est l'assimilation, le peuplement, la centralisation. Après une bonne période (gouvernement des militaires), nous versons dans l’excès de notre instinct généralisateur : l’Algérie devient un groupe de départements. Nous connaissons mille difficultés. Nous refoulons les Arabes, nous voulons importer de la population, nous ouvrons le pays à l’étranger, nous provoquons la formation d’un instinct de séparatisme.
En 1881, la Tunisie. Nous sommes avertis par l’épreuve antérieure qu'il faut agir différemment. Comment ? On ne le sait pas au juste. Mais on adopte la sage méthode expérimentale. On laisse à M. Cambon le soin de proposer le régime nécessaire, au contact des faits.
On évite l’annexion. On crée le protectorat. On ne comprend pas encore bien ce mot, et ceux mêmes qui veulent appliquer la méthode n’ont guère qu’une idée négative : ne pas faire comme on a fait en Algérie.
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En 19H, le Maroc. Nous sommes en pleine possession de nos méthodes. Nous les avons assouplies ailleurs, dans l’Afrique encore, mais en poursuivant l’œuvre d’un précurseur, qui fut Faidherbe. Nous concevons les réalités coloniales ; commandite d’un pays auquel on laisse son individualité, utilisation de l’indigène, institution d’un régime de paix et d’ordre.
Le Maroc termine vraiment l’œuvre française en Afrique du Nord, politiquement et territorialement d’abord, car il nous donne la maîtrise de tout le bloc musulman ; administrativement et économiquement ensuite, car il nous faut profiter de notre double expérience antérieure et faire l’unité.
Quoi qu’il puisse paraître, l’Algérie d’aujourd’hui, où un essai trop timide de décentralisation a réussi, est plus près du but que la Tunisie. Nous avons détruit les institutions locales, mais le peuple nous reste ; nous commençons à comprendre qu’il faut l’attirer, nous en faire une clientèle d’abord par l’action économique, un associé indispensable ensuite.
En Tunisie, nous avons fait du protectorat apparent, ce qui a surtout l’avantage d’être bon marché, mais nous n’avons pas fait évoluer la population
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arabe. Nous avons mélangé la centralisation française au protectorat. Cette population est assez travaillée par nos idées, notre instruction, pour demander à devenir française, pour souhaiter perdre son individualité, pour considérer le protectorat comme un système avare institué pour lui refuser le statut français.
Au Maroc, nous devrons faire ce que les deux méthodes comportent de bon : respecter l’individualité collective indigène, mais l’amener au progrès ; respecter les institutions, mais les faire évoluer au lieu de les laisser se dessécher stérilement. Et l’attraction de ce Maroc exercera une influence dominante sur toute l’Afrique du Nord.
La formule du protectorat nécessite au Maroc une très grande souplesse ; elle ne doit pas être uniforme et rigide. 11 ne faut pas perdre de vue, en effet, le caractère amorphe de ce qu’une fiction diplomatique a appelé l’Empire chérifien. L’unité que ce terme synthétique suppose n’existe pas et n’a jamais existé, sauf en pays purement arabe ou nettement arabisé. Le Sultan est bien, selon la tradition islamique, rimam, investi par le consentement des croyants, de la mission de diriger les intérêts de leur communauté. En fait, il doit son évolution au trône à l’accord d’une aristocratie intellectuelle, le corps des ulémas. Mais la décision de ces ulémas, quelque conforme qu’elle soit à l’orthodoxie musulmane, n’a point le pouvoir de réaliser ipso facto une centralisation d’allégeances. Les grands féodaux
{1} Extrait du rapport sur le budget de 1914.
arabes se rangent sans doute, bon gré, mal gré, sous la bannière de l’Imam choisi. Mais en pays berbère ou bien l’on n’admet la suzeraineté du chérif investi qu’avec des réserves, ou bien on la méconnaît délibérément. Les musulmans en sont toujours au même point qu’au lendemain de la mortdu Prophète. L’idée de centralisation qu’implique l’imamat se heurte aujourd’hui, comme dans le passé, à l’instinct anarchique des masses, et si l’unité de l’Islam a pu être un instant réalisée, ce ne fut qu’à l’heure du prosélytisme ardent et des conquêtes. C’était le chef deguerre qui imposait en somme, par son prestige, le respect de la doctrine orthodoxe de l’imamat.
Les sultans chérifiens ont pu.àune période d’exaltation religieuse, restaurer cette doctrine à leur profit ; pour la généraliser il eût fallu qu’ils fussent en mesure de grouper dans un élan de ferveur les musulmans dispersés dans un farouche particularisme régional. Us ont été impuissants à subjuguer les Berbères. Ceux-ci ont bien adopté l’islam, mais pratiquement c’est un corps de coutumes nouvelles qu’ils ont ajouté à leurs croyances traditionnelles. La foi islamique est un vaste filet, à mailles très lâches, jeté sur leurs habitudes ancestrales. Inaptes à concevoir la moindre formule centralisatrice, les Berbères ont donc considéré sans la comprendre la fiction de l’imamat. Us en sont encore à l’état de la
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Gaule avant Vercingétorix. C’est la dispersion totale, le groupement anarchique réduit.
Soumis au levain d’une exaltation prometteuse de butin ils ont pu çà et là se resserrer momentanément autour d’un chef. Mais c’est moins la loi que leur avidité qui les a dressés les armes à la main dans une cohésion éphémère.
L’idée du ralliement autour de l’Imam n’est donc chez eux que soudaine et temporaire. Elle ne survit pas à l’état de paix. Et leur islam spécial permet bien plus de les comparer à nos protestants, libres de toute autorité spirituelle suprême, qu’aux catholiques. Ils ont emprunté à la foi mahométane ce qu’elle comportait d’exclusivisme belliqueux, parce qu’ils y trouvaient un écho de leurs propres tendances.
Ainsi donc, nous devons prendre garde de généraliser le principe de l’imamat, d’étendre uniformément notre formule de protectorat à l’ensemble des territoires qui forment le Maroc des géographes européens. Que nous agissions au nom du Sultan en pays arabe rien de mieux ; il convient même, dans cette partie du pays, de donner à la formule du « contrôle et du concours dirigeant » son maximum de sincérité, de rechercher moins les apparences du pouvoir que leur réalité, d’agir en un mol avec cette souplesse insinuante, cet effacement calculé qui ont caractérisé longtemps l’action britannique en Egypte.
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Mais devons-nous, plus chérifiens que le Chérif, implanter la fiction de l’imamat là où elle n’a jamais eu de racines bien fortes, couvrir tous nos actes de son autorité spirituellé, et réaliser ainsi, par la force de notre pression, l’unité marocaine inconnue autrefois ? Ce n’est pas un protectorat, mais des protectorats, que nous devons exercer au Maghreb, il serait bon que nous fissions, pour éviter l’unification du Maroc chérifien, que notre présence et notre sens exagéré de la symétrie risqueraient de réaliser, il serait bon que nous fissions de la décentralisation, que le Maroc français devînt une^confédération, avec de grandes régions quasi autonomes où l’action de nos officiers se produirait directement et selon la nature des coutumes locales. Là où la suprématie du Sultan n’est connue que comme un vague écho — et c’est presque général en terre ber bère — à quoi bon nous en draper ? Faisons du protectorat direct, mais pas de l’administration calquée sur nos institutions métropolitaines qui, pour l’instant, n’ont rien à voir dans l’approvisionnement graduel des groupements fermés et raidis par leur instinct de conservatisme II faut que des « bureaux de renseignements » constitués par des compétences réelles se bornent à une mission de surveillance et de tutelle discrète, aident les indigènes à évoluer dans leurs propres coutumes, leur servent de conseillers permanents dans le domaine économique et
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développent en eux, par un effort patient, la notion des nécessités de prévoyance et d’hygiène générale.
Ici se place la question de tangue. Il n’est pas douteux que nous n’avons nul intérêt à favoriser inconsciemment la diffusion de la langue arabe, véhicule des idées religieuses. Les pays berbères du Haut-Atlas l’ignorent presque absolument. Ils n’ont reçu de l’Islam que certaines pratiques extérieures, mais les grandsprincipes de la doctrine et du dogme leur sont étrangers. Ils n’ont donc pas eu à étudier le Coran. Sans doute, un peu partout, l’influence des confréries religieuses étend ses tentacules ; mais la prise en est si lente qne nous pouvons espérer la contre-balancer. Il faudrait créer des écoles sommaires, analogues à celles que le général Lyautey a toujours fait installer avec chaque colonne : un gradé enseigne à un lot de bambins, par la méthode directe, les éléments de notre langue. Rien de plus, afin de n’éveiller aucune méfiance, aucune supicion tendant à nous représenter comme faisant du prosélytisme chrétien.
N’allons pas trop vite. Soyons en matière de politique indigène chez les Berbères un peu comme Robinson dans son île: adaptons à notre sens pratique, aux remarquables capacités de débrouillage de nos officiers des affaires indigènes et de nos soldats, ce que nous trouvons sur place et ne cherchons sur-
tout point à persuader la population locale de la supériorité de nos grands principes ! « Les milieux sociaux réagissentet les lois françaises n’ont pas la magique vertu de franciser les rivages où ellesabordent » . Ce que Jules Ferry proclamait ainsi pour l’Algérie est infiniment plus vrai encore pour le pays berbère, voire le pays arabe. Gomme le disait un jour Sir John Morley, alors secrétaire d’Etat pour l’Inde, à un membre de la Chambre des communes épris d’uniformisation : « On ne peut affirmer que les habitants du Canada et ceux de l’Inde aient le même et pressant besoin d’une fourrure ».
Pour ce qui concerne l’Islam, ce que nous avons dit plus haut du protectorat en pays arabe indique suffisamment notre opinion sur la nécessité de faire très bon ménage avec lui, mais sans épouser cependant tous ses espoirs secrets.
En résumé, nous croyons que la meilleure formule d’administration du Maroc serait celle qui dériverait d’un principe de fédéralisme. Au lieu d’unifier autour du Chérif, il conviendrait de dégager la notion d’autonomie régionale, avec certains personnages indigènes ayant une notoriété réelle, et qui par leur rôle, parleur présence, par l’influence que leur donnerait notre commandite, réduiraient d’autant la force du centre politico-religieux que peut constituer le makhzen chérifien. Est-il possible d’utiliser au bénéfice d’une semblable politique les
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influences existantes au Maroc ? C’est ce que nous allons essayer d’examiner.
GRANDS CHEFS INDIGENES
Autrefois le Maroc tout entier était divisé en un certain nombre de grands caïdats. Moulay el Hassan les fractionna dans le but d’affaiblir l’autorité de ces trop puissants vassaux, mais depuis lors, cette grande féodalité a tendu à se reconstituer.
Les régions du Sud et le bloc Zaïan sont actuellement assujettis au régime des grands chefs indigènes. Des tribus entières se groupent en clans, en lefs, qui obéissent plus ou moins complètement à l’action de véritables seigneurs féodaux.
C’est le Zaïani : Mohaou Hammou, et son parent : Mohammed Aguebli.
Ce sont lesGlaoua : Si el Madani, El Hadj Thami.
Le Goundafi : SiTaieb.
Le Mtougui : Si Abdelmalek, etc.
Ces derniers tiennent sous leur autorité toutes les tribus de l’Atlas et du Ilaouz.
La pacification, l’organisation politique et administrative ne peuvent donc, dans ces régions, s’établir qu’avec le concours des grands caïds. La ques-
tion prédominante est de les gagner à notre cause et d’user de leur influence pour faire rentrer les populations dans l’ordre et la paix.
Leur concours nous est d’autant plus indispensable que la plus stricte économie des forces s’impose au Maroc et que nous devons tenir le pays avec le minimum de troupes possible.
Il convient donc que nous fassions avec l’aide de ces grands caïds une politique indigène d’équité et de juste mesure.
La campagne menée dans le Sous contre Hiba au moyen de forces exclusivement indigènes a eu tout le succès que nous pouvions désirer. Elle a été conduite sous la haute direction d’un frère du Sultan par les grands caïdsdu Haouz. Aprèsla victoire remportée par les harkas, l’organisation du Sous a été réalisée sous la formede grands commandements indigènes et sans qu’aucun représentant de l’autorité française soit installé dans le pays.
Un régime analogue vient d’être établi dans le sud du Xadla ou un pacha installé à Kasbah Tadla est chargé de la police de la rive gauche de l’Oum er Rebia.
C’est grâce à la création de grands commandements indigènes sous nos auspices, dans les régions que nous n’occupons pas effectivement, et à l’organisation d’une police assurée par les tribus que nous pourrons constituer une barrière de protection contre Lucibn Hubert 11
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les agressions des populations rebelles, en économisant nos efforts et nos effectifs.
C’est grâce à cette politique que nous pouvons tenir toute la région de Marrakech, depuis l’Oum er Rebia jusqu’au Sous avec 6 bataillons, 2 escadrons, 3 batteries.
SICTES RELIGIEUSES
L’action religieuse au Maroc appartient essentiellement aux marabouts, aux chérifs, aux cheikhs et mokaddems des confréries religieuses.
Tandis que certaines zaouias, centres politiques autant que religieux, s’épuisent en querelles intestines où sombre leur prestige, d’autres secondaires et locales occupées seulement de piété et de charité augmentent leur clientèle. Il y a une infinité de zaouias, dont l'influence, restreinte à un canton, est cependant toute-puissante dans ces limites.
Parmi l’ignorance générale et le débordement des passions, les marabouts représentent un peu de savoir, de justice et de clémence. Ils s’interposent bien souvent dans les querelles quotidiennes, dénouent les conflits d’intérêts ; leur caractère sacré assure jusqu’à un certain pointle respect de leurs décisions.
KOTRE POLITIQUE INDIGENE AU MAROC 163
Si la puissance du marabout est grande, elle est territorialement circonscrite. Des marabouts considérables sont sans influence et même totalement inconnus lorsqu’ils sortent de leur district.
Au pouvoir spirituel, ils joignent une puissance temporelle parfois importante. Le souci de conserver leurs biens en fait, en général, des amis de l’ordre et de la paix. Aussi, la plupart d’entre eux ont-ils compris qu’il était de leur intérêt de ne pas nous combattre et de se rapprocher de nous. De notre côté, rien n’a été négligé pour mettre à profit leur puissance politique et utiliser leur influence.
Le chérif d’Ouezzan est certainemet le personnage religieux dont la puissance temporelle est la plus étendue au Maroc. Outre la région d’Ouezzan, il possède des azibs (fermes) dans tout le Rarb, sur la côte et jusqu’au delà de Mogador.
Notre influence se fait sentir à Ouezzan par une action purement politique prudemment menée, ayant pour but unique de préparer notre intervention effective de ce côté lorsque le moment sera venu. Nous nous sommes bornés jusqu’ici à attirer les personnages influents susceptibles de nous servir ultérieurement, et à contrôler les agents du Makhzen qui sont en fonctions tant à Ouezzan même que dans les tribus environnantes. On évite de s'immiscer directement dans des affaires administratives tant que nous ne serons pas à même de nous en occuper
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avec toutes les garanties de réussite désirables.
Parmi les grands marabouts du Maroc, il faut citer :
Le Sid de Bou Djad, dont l’autorité spirituelle s’exerce sur tout le Tadla et une partie des Zaïan.
Le chéri! de Tamesloht, près de Marrakech.
Le chérif Si Mohamed ben Hossein, chef de la zaouia de Tazeroualt, près d’Ilir.
Le chérif Si Mouley Mohamed Tserroucheni, qui possède une grande influence sur les AïtTserrouchen de Sidi Ali et de Marmoucha ainsi que sur les Ait Youssi.
Le chérif Allaoui Mouley el Kébir de Fez, petit-lils de l’ancien cheikh des Derkaoua du Tafîlala et chef de nombreuses zaouias. Ce personnage religieux jouit, auprès des populations berbères, d’une influence assez grande.
Le chérif Kittani de Fez, grâce à l’intervention duquel le Sous traverse actuellement une période calme.
Il est l’auteur d’un ouvrage démontrant la compatibilité des inventions nouvelles avec la religion musulmane.
Parmi les marabouts qui nous ont témoigné de l’hostilité, il faut citer :
Ali Amhaouch, le célèbre agitateur, qui est le chef le plus puissant de la confrérie des Derkaoua ; il nous est franchement hostile et son hostilité s'est précisément révélée ces temps derniers.