SCÈNE XV
Les mêmi s, LE PÈRE GIBBON (1).
LE PÈRE GIBBON. Voile le bouillou de Madame! (Il porte un bouillon sur un plateau.)
ÉLISA. Comment!
MADEMOISELLE ROBICHON. Oui, j'ai besoiu de me restaurer, et comme j'ai [.ensé que tu n'avais rien de prêt, j'ai envoyé ce sexagénaire me quérir un bouillon.
ÉLISA. Vous avez bien fait car, je suis si troublée, que je n'ai pensé à rien. Venez par ici,
\ £r. madem. R. El. G.
ma tante, je vais vous servir. (Elle gagne la chambre (\j.
MADEMOISELLE BOBicHON. DoDne-moi le bras, Ernest... là!., tu es un Robichon, toi, tu as de
ça!
Air : Allons, bonne chance.
11 faut du courage!
Et dans un ménage, Tn mari, s'il est poltron, Ke peut rien faire de bon !
EEXEST.
Il faut du courage !
Et dans un ménage Elle voit qu'il n'est pas bon Qu'un mari soit si poltron !
ÉLISA
Il faut du courage!
Et dans un ménage.
Je conviens qu'il n'est pas bon Qu'un mari soit si poltron !
MADEMOISELLE ROBicHON, Sur te seuil de la porte de gauche.) Le bouillon, vieux! (Ils sortent tous les trois.)
LE PÈBE GIBBON. Elle m'appelle vieux, celte vieille!., ne dirait-on pas qu'elle a dix-huit ans! Çà fait pitié! (Il va pour entrer à gauche.)