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UNE PREMIÈRE PA.R JOUR

d'unDi^apeaii, les Massacres de Syrie, pour la pièce qui nous occupe, enfin, avec d'Ennery.

La Prise de Pékin est dédiée à HippolyleHostein, alors direcleur du Cirque, « dont la savante et merveilleuse mise en scène a décuplé le succès de la pièce. »

Qui ne se souvient, en eiïet, des brillants tableaux de la prise du palais d'Été et du Rêve des fumeurs d'opium?

Le clou de la pièce fut cependant une scène à laquelle machinistes et décorateurs n'avaient aucune part : celle où quatre prisonniers français, épuisés par les tortures, sont amenés au palais d'Été, soutenus par des soldats, se traînant à peine, et, malgré les menaces terribles de leurs bourreaux, refusent énergiquement de se prosterner devant le Fils du Ciel.

C'était là du chauvinisme bien entendu, et le succès fut immense et mérité.

28 Juillet 1855. — Comédie-Française : MISANTHROPIE ET RKi^ENTlH, drame en cinq actes de Kotzebue, traduction nouvelle de Gérard de Nerval.

Comment un poète tel que Gérard de Nerval, comment un disciple fervent de Victor Hugo, eut- il l'idée de traduire le drameévidemment remarquable, mais larmoyant et bourgeois, de Kotzebue, quand trois adaptations françaises, dont une en mauvais vers, avaient déjà été jouées à Paris? Je ne me charge pas de l'expliquer. Pour la singularité du fait, j'ai cru devoir consacrer à cette tentative inattendue une notice spéciale, contrairement à la règle que je me suis imposée de signaler de préférence, entre les diverses traductions d'une œuvre étrangère, la première en date.

On sait quel prodigieux succès obtint à l'origine Misanthropie et Repentir. « Les maris, dit plaisamment

Monselel, y conduisaient leurs femmes pour les effrayer par le tableau des remords el de la honte d'Eulalie; les femmes y menaient leurs maris pour apprendre de Meinau la grandeur d'ûme et la sensibilité ; tout le monde y trouvait un enseignement et une émotion. Heureux résultais d'un sujet bien choisi! »

La vogue de la pièce de Kolzebue avait été, toutefois, beaucoup plus durable à l'Odéon qu'à la Comédie- Française, malgré le prestige d'une interprétation hors ligne, puisque Talma et mademoiselleJUars remplissaient, rue Richelieu, les deux principaux rôles.

En 18ob, l'épreuve fut plus concluante encore. Geffroy et mademoiselle Judith ne réussirent pas à secouer l'indifférence du public qui, sept ans plus lard, devait très favorablement accueillir, à l'Odéon, une cinquième adaptation du drame allemand, celle de M. Pages, qu'on a reprise pour la dernière fois, à ce théâtre, le 23 novembre 1879.

C'eslmerae avec le drame de Kotzebue que l'Odéon a fait, cette année-lii,la recette la plus maigre qu'il ail encaissée depuis longtemps : soixante-cinq francs! Mais rappelons, à la décharge de Kotzebue, que celte représentation néfaste euLlieu le 19 décembre, qu'on traversait alors une période de froid restée légendaire , et que tous les théitres furent plus ou moins victimes do l'inclémence esceplionnelle de la saison.

29 Juillet 1786. — Comédie -Italienne : LE MARIAGE D'ANTONIO, opéra-comique en un acte, paroles de madame de Beauvoir, musique de mademoiselle Grétry.

Dans une lettre adressée le mSme Jour au directeur du Journal de Paris, Grétry annonça que celte petite pièce

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