FÉVRIER
contribué à l'illustration du règne de Louis XIV, Jean- Baptiste Lulli.
Profondément blessé de la froideur avec laquelle le public avait accueilli son opéra d'Armide et licnaud, Lulli décida en effet qu'une représentation on soraîL donnée pour lui seul.
Celle singularité, nous dil l'auteur des « Anecdotes dramatiques ", fut rapportée au roi qui jugea que, puisque Lulli trouvait son opéra boit, il l'était etTectivoment. 11 le fit exéculer de nouveau, et la cour et la ville, changeant de sentiment, acclamèrent Armide qui devait rester soixante -dix-huil ans au répertoire de l'Opéra,
16 lévrier 1660. — Salle du collège de Iteauvai^, ii Paris : LA MORT DK CÉSAR, traj^âdie en cinq uclos, do Jacques) Grévin, et les ESBAHIS, comédie en cimi actes cl en vers, dn même.
C'était alors une habitude qui remontait h une haute antiquité, de célébrer dans les collëgc^, par des représentations théâtrales on vue desquelles les auteurs écrivaientvolontiersleurspièces,les grandes fôtes religieuses de l'année et celles des patrons des diverses provinces françaises.
Ces représenl allons avaient même été réglementées en 1488 par la Faculté des arts, et toute infraction aux statuts était punie de peines dont la description donne le frisson : l'écolier coupable était battu de verges, dans la cour du coliÈge, par quatre régents, en présence de tous ses camarades agenouillés, au son de la cloche, et sous les yeux du recteur !
Voilà ce qu'il en coûtait, ce qu'il en cuisait plutôt, pour n'avoir pas soumis préalablement au principal du collège les pièces représentées, « de telle sorte qu'il n'y
toutes ces œuvres une imporlancc qui justifiait leur place à rOpéra-Comique.
Or Joseph, avec sou ordonnance simple et sobre, ses mélodies tour à tour douces et fortes, conserve, en dépit du temps, une physionomie propre, un caractère spécial, et cela est tellement vrai qu'où n'a jamais été bien bien d'accord sur la qualification qui lui convenait.
Alexandre Duval se sert du mot drame mêlé de chant ; tine autre fols, il dit tout simplement, comédie; Méhul écrit sur sa partition, opéra biblique; c'est la version qui fat adoptée sur les affiches, lors de la dernière reprise, avec Talazac et madame Bilbaut Vaucbelet; jusque-là on avait appelé Joseph, drame lyrique. Nul ne 8'est rencontré pour lui donner la dénomination d'opt'™comique, hors M. Clément, dans son « Dictionnaire des opéras ».
A ceux qui, par amour du compliqué et du raffiné, feraient profession de dédaigner un ouvrage comme Joseph où de grands effets sont obtenus par des moyens simples, on peut opposer le témoignage de lUcbard Wagner. Rappelons-nous en effet certaine phrase do sa lettre sur la musique :
« Je me sentis aussi un certain temps ravi dans un monde supérieur en l'aisnnl étudier h une petite compa* gnie le magnifique opéra de Joseph, »
18 léTiier 1761. — Théàlre-Français : LE PKKE DE FA- MILLE, drame en cinq actes, par Diderot.
La dernière reprise du Père de famille a ou lieu à l'Odéoo (1859), et quand nous disons « dernière u, nous croyoQs poavtMT employer le mol dans son sens absolu, car vu le désastreux effet de celle reprise, il est peu pro-