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Archives du Vatican, vol. CLVI. Espagne, 24 octobre

424 UNE PRINCESSE ROMAINE AU XVIIe SIÈCLE.

si indignement, elle prit un petit couteau qui était par hasard sur la table, et en se défendant lui donna un coup dans la main. Tout le monde se jeta sur elle avec acharnement et elle fut traînée par les cheveux, demi-nue, comme la dernière des misérables, jusqu'au carrosse dans lequel l'attendait don Ferdinand Golonna qui n'avait pas osé assister à cette exécution. »

Marie demanda quatre alguazils pour l'accompagner et pour la défendre au besoin contre les gens de son mari. « On la conduisit de cette manière toute la nuit jusqu'au château de Ségovie 1 avec deux de ses femmes sans avoir aucune considération, ni pour sa naissance, ni pour sa réputation, bien qu'elle n'eût donné aucun sujet de la traiter ainsi, « car enfin, dit madame d'Aulnoy, elle était actuellement dans la maison de son mari, et tout son crime était de ne point vouloir retourner à Rome avec le connétable, s'offrant même d'être mise en religion. Il n'y avait guère de personnes qui ne prissent part à ses peines, qui ne murmurassent de ce qu'on avait manqué de parole à la reine, et que Ton osât employer le nom du roi pour satisfaire à l'animosité du marquis de Los Balbasès. On ne regardait que lui dans la conduite que l'on avait tenue avec la connétable, car il la haïssait. »

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