Archives du Vatican, >"onciatui-e de France
lieu, soit par inefficacité de la volonté du roi, soit mauvais vouloir de la dame, M. le connétable désire tout au moins que sa femme nait pas la liberté de courir et de vivre à sa guise, et il n'y a pas de remède pour cela sinon l'autorité du roi, afin de la renfermer dans un monastère qui soit, si possible, situé dans les États ecclésiastiques.
» Ce parti serait honorable pour les deux parties, et il en résulterait encore que l'exemple de madame la connétable ne serait pas aussi facilement imité; car si on laisse la libre disposition d'elles-mêmes aux femmes qui fuient leurs maris, ces cas ne seront pas rares dans le monde ! . . . »
Enfin le roi se décida à donner une réponse positive aux innombrables messages qu'il avait reçus de Rome.
29 août.
« Très Saint-Père,
» Nous ne doutons point que le sieur archevêque de Florence, nonce de Votre Sainteté, n'ait rendu compte à Votre Béatitude des raisons que nous avons eues de ne pas répondre plus tôt aux offices que Votre Sainteté avait employés par son bref du 22 juin auprès de nous, touchant la retraite de madame la connétable Colonna en ce royaume. Votre Sainteté aura vu par tous les ordres que
nous avons donnés en cette affaire que nous n'avons eu qu'un même désir avec Votre Sainteté, qui est de contribuer à tout ce qui serait capable de rétablir la première confiance entre deux personnes qui doivent être si étroitement unies.
» C'est ce que nous aurons toujours beaucoup de joie de voir réussir et ce pendant, nous prions Dieu qu'il vous conserve, très saint-Père, de longues années au régime et gouvernement de notre mère la sainte Église.
» Écrit en notre château de Versailles, le deuxième jour de septembre 1672.
» Votre dévot fils le roy de France et de Navarre,