‹ Une Province Procuratorienne: Le Procès de Jésus-ChristChapitre 100 sur 110 · À. Loisy, Le quatr. évang., p · texte numérisé non relu

À. Loisy, Le quatr. évang., p

2. « Summa supplicia sunt crux, crematio, decollatio » (Paul, Sent., V, 17,$ 3); « Capitalium poenarum fere isti gradus sunt : summum supplicium esse videtur ad furcam damnatio » (Callistrate, lib. 6, De cognit., XLVIII, 19; Dig. fr. 28, pr.). Il est probable que le terme furcam dans le second passage est une interpolation pour crucem, le supplice de la croix ayant été aboli par les empereurs chrétiens. Même remarque pour Paul, lib. 5, Sentent., XLVINH, 19, Dig. fr. 38, $ 2. Sur l’interpolation, cf. Lenel, Palingénésie, I, n° 39, p. 91, note 2.

3. Quand Horace, pour le meurtre de sa sœur, fut renvoyé par le

leries, les outrages dont il aurait été l’objet de la part des soldats, ne possèdent en aucune sorte le caractère juridique 1. Jésus fut dépouillé de ses vêtements, lié à une colonne, flagellé : puis, soit la vue du sang, qui devait ruisseler des premières plaies à peine fermées, soit une excitation naturelle chez des gens qui frappent, les soldats se laissèrent peut-être aller à des actes que ne comportait certainement pas le supplice pour lequel ils avaient été commandés. Quoi qu’il en soit, la peine du fouet appliquée, sans délai Jésus fut chargé de la croix? et le cortège partit, s’acheminant vers le lieu de l'exécution, situé au nord de la ville et portant le nom hébreu de Golgotha, le nom latin de Calvaire, c’est-à-dire lieu du crâne, et cela bien moins à cause des têtes des condamnés qu’on y rencontrait que pour sa forme arrondie et dénudée, faisant songer à un crâne ?. Deux individus accompagnaient Jésus, pour être crucifiés en même temps que lui : c'étaient deux voleursé.

Dès les premiers pas, Jésus, probablement exténué par les deux flagellations qu’il avait subies, succomba sous la croix, fardeau particulièrement pesant, et tous les efforts pour l'obliger à continuer la route durent être vains, puisque le commandant du détachement fut dans l’obligation de réquisitionner un homme de Cyrène, appelé Simon, pour porter la croix de Jésus, Arrivé au lieu du supplice,

les exécuteurs présentèrent à Jésus et sans doute aussi

roi devant un tribunal dont Tite Live nous a conservé la composition, le supplice normal, qu’il aurait dû subir, est indiqué par ces termes : « Arbori infelici suspende, verbera », Tite Live, I, 26.

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