Jean, xix
3. Jean, x1x, 31. Cette habitude juive d'ensevelir les cadavres des condamnés le jour même de l'exécution, à plus forte raison de ne pas les laisser exposés le jour du sabbat, paraît venir du Deutér., xx1, 23 : « Son corps mort ne demeurera point la nuit sur le bois ; mais tu ne manqueras point de l’ensevelir le même jour. » Josèphe, B. J., IV, 5 $2, affirme que même les condamnés au supplice de la croix doivent être enlevés et ensevelis avant le coucher du soleil.
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tèrent de lui donner un coup de lance dans le côté. Ce fait, quia été nié pour la raison que l’évangéliste qui le se : LPC NÉ RE :
rapporte y a vu la réalisation d'une prédiction ?, s'explique cependant d'une façon très naturelle. Le crurifraqium a sa raison d’être dans cette idée que les corps ne doivent pas rester attachés à la croix, il faut donc achever les condamnés qui respirent encore ; et, s'il est, pour ce motif, nécessaire de briser les jambes des deux voleurs, il devient inutile d'y procéder pour Jésus, qui déjà a cessé de vivre. Toutefois, au moment de quitter le lieu de l’exécution pour regagner son casernement, un des soldats, pris de scrupule, presque par acquit de conscience pourrait-on dire, se retourne et donne de sa lance un coup dans le côté de Jésus, afin de posséder la certitude matérielle qu’au Calvaire il ne reste que des cadavres.
A peine le détachement était-il rentré au fort Antonia, qu'un des membres du Sanhédrin, probablement disciple de Jésus, se présenta devant Pilate pour réclamer le corps du supplicié ?. Le procurateur s’étonna d’abord que tout fût déjà terminé, puis, le centurion ayant été mandé et ayant affirmé que Jésus était mort, Pilate donna à Joseph d’Arimathie l'autorisation de prendre possession du cadavre et de l'ensevelir, comme il l’entendrait #. Nous ignorons en