Jean, xvinr
4, Jos., Ant., XVIII, 2, S 2.
er | 0e
nage, qui, aux yeux des Juifs, pouvait avoir conservé une haute autorité, mais qui, par rapport aux Romains, n'était qu'un simple particulier ? Cela est impossible; si Jésus a été pour Hanan l’objet d’une curieuse exhibition, cela démontre que l'arrestation a été l’œuvre d'individus entièrement dévoués aux Juifs, pour qui, en dépit des décisions du procurateur, un grand prêtre déposé conserve son influence et sa dignité.
Dès lors, comment faut-il comprendre le texte de Jean ? D'une part nous retrouvons les serviteurs des prêtres et des Pharisiens, qui, dans un tragique pêle-mêle, ont pris qui un bâton, qui une épée, ou portent un flambeau, une lanterne‘. Ceux-là sont des spectateurs autant que des acteurs, qui tomberont ou reculeront à la vue de Jésus s'avançant vers eux?. D'autre part c’est une véritable troupe de soldats, orcïpa, mais non pas empruntée à la garnison de la forteresse Antonia ; le temple en effet a sa garde spéciale dépendant de la seule autorité juive et il est très logique de supposer que le détachement qui arrêta Jésus fut pris parmi ces troupes. D'autant que, parletémoi- : gnage de Luc”, nous savons qu'au jardin des Oliviers se trouvaient des officiers du temple : otoarnyods voù ispoë. Il n’y a donc aucune difficulté à admettre que le soi-disant tribun du texte de Jean était un officier de la milice du temple #. En réalité il y avait eu fausse interprétation des
termes de Jean.
4. Jean, xvrr, 3 ; Matthieu, xxvi, 47; Marc, x1v, 48 ; Luc, xxnr, 52.
DIR vIIT,. 0