‹ Une Province Procuratorienne: Le Procès de Jésus-ChristChapitre 69 sur 110 · LUC, XXII, D · texte numérisé non relu

LUC, XXII, D

4. Sur la présence de soldats romains au moment de l'arrestation, il est certain que ceux qui donnent au Sanhédrin le pouvoir de juger avec confirmation du procurateur, ne fontaucune difficulté pour l'admettre (cf. Renan, Vie, p. 392; P. Didon, Jésus-Christ, p. 756

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Mais alors, si, comme il nous semble, les seules autorités juives ont procédé à l'arrestation de Jésus, il est certain qu'il y eut là usurpation de fonctions et illégalité au premier chef; la chose est indéniable, de même qu’est indéniable le caractère du procès qui va s'engager devant le Sanhédrin, après un court interrogatoire chez Hanan.

Ayant lié Jésus, ceux qui l'avaient capturé l’'emmenèrent devant le grand prêtre, que Matthieu désigne par son surnom, Kaïapha!, auquel Marc et Luc donnent seulement son titre äpyuepeus ? ; Jean ? complète les renseignements en nous apprenant que Jésus fut amené devant Hanan, l’ancien grand prêtre, puis devant Kaïapha, son gendre, à qui les Romains avaient donné le suprême pontificat. On a nié cet arrêt chez Hanan, en considération du silence des synoptiques; mais il paraît aujourd’hui bien établi que cette

et 768 et dans la grande Encyclopédie à l’art, Jésus, etc.). Parmi les auteurs qui reconnaissent la compétence du procurateur, Strauss (Vie, $ 125, p. 495) ne s'explique pas sur la cohorte et M. Loisy (Quatrième Évangile, p. 821) concilie la compétence qu'il admet, le procès devant le Sanhédrin, et la présence des Romains à l'arrestation par cette idée qu’au 11° siècle, les Romains s’assurant des Chrétiens, l’auteur de l’évangile devait par similitude faire arrêter Jésus par l’autorité romaine. Il est vrai qu’en poussant le raisonnement jusqu’au bout, on devrait conclure des termes de cohorte et de tribun qu'il fallait vers le rr° sièle au moins six cents hommes et un tribun pour arrêter le moindre Chrétien. Parmi les anciens auteurs qui adoptent l'interprétation ordinaire du texte de Jean, cf. en particulier la Vita Chrisli de Ludolphe le Saxon, ch. rx, fol. 205 de l’édition de Paris, 1517. Sur l'autorité de cet ouvrage, cf. R. Koechlin. Un livre de piété du Moyen-Age au Journal des Débats du 13 août 1909°

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