‹ Une Province Procuratorienne: Le Procès de Jésus-ChristChapitre 82 sur 110 · Jean, xvur · texte numérisé non relu

Jean, xvur

2. Strauss, op. cit., $ 128; Rosadi, op cit., p.237; A, Loisy, Le quatr. évang., p. 845.

sérieux : le premier, qui fut invoqué, fut le titre de roi des Juifs que Jésus aurait prétendu avoir !. C'était porter nettement l'accusation sur le terrain politique, faire de Jésus un rival de Tibère. L’accusé du reste ne fit aucune difficulté pour avouer. D’après Matthieu, Marc et Luc, il répondit : Zù xéyer ?, et selon Jean, il aurait demandé à Pilate s’il lui posait cette question de lui-même ou si d’autres le lui avaient dit 3. De quoi on a conclu qu'il ne fallait pas traduire o6 Aéyeu par: fu le dis, je le suis, mais bien par : c'est toi qui l’äffirmes. En fait la question ne présente aucune difficulté ; après sa première question, Pilate insiste : «tu es donc roi?»etJésus répond: «tu ledis, jesuis rois. » C’est donc sans aucun doute un aveu et il importe peu que Jésus explique ou non que son royaume est le royaume de la vérité, qu'il est né, et qu'il est venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité : sur le premier chef d'accusation, aucune erreur n’est possible ; l’accusé en a reconnu le bien fondé.

Et pourtant Pilate, de lui-même, ne retient pas cette cause d’inculpation ; se retournant vers les Juifs, il déclare : « Je ne trouve aucun crime en cet homme 5. » Le fait est d'autant plus curieux que ce titre de roi des Juifs sera indiqué comme étant justement le motif de la condamnation quand Pilate ne résistera plus et consentira au supplice de Jésus : « Ils marquèrent aussi le sujet de sa condamnation, par cette inscription qu'ils mirent au-dessus de sa tête : Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs 6. » Pour le moment

. Matthieu, xxvir, 11 ; Marc, xv, 2 ; Jean, xvinr, 33. Id, xxvir, AL Marc, xv, 25 Cucexxnr, à

. Jean, xvur, 34.

Id sy roe

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