‹ Une Province Procuratorienne: Le Procès de Jésus-ChristChapitre 83 sur 110 · AU XVIII · texte numérisé non relu

AU XVIII

. Matthieu, xxvir, 37.

D TX & © NN

toutefois, soit que le procurateur juge l'aveu de l'inculpé comme inopérant, soit qu'il considère ce monarque, don le royaume n’est pas de ce monde, bien plutôt comme un doux rêveur que commé un rival de l'empereur, il demande aux Juifs s'ils n'ont pas à exposer un grief plus pertinent.

« Et étant accusé par les prêtres et par les anciens, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit : « N’entends-tu pas de combien de choses ils témoignent contre toi» ? — Mais Jésus ne répondit rien à tout ce qu’il put dire; en sorte que le gouverneur en était fort étonné !. » Luc est plus explicite: «Il l’accusèrent, disant: il pervertit notre nation et empêche de payer le tribut à César ?. » Ce dernier fait devait particulièrement toucher Pilate qui, en dehors de ses attributions de gouverneur, était administrateur financier. Quoique Euc ne nous le dise pas, il est probable qu’il fit porter ses investigations de ce côté; la preuve en est, que, si nous ne possédons pas le récit de l’enquête elle-même, nous en avons le résultat, qui fut nul, au témoignage du procurateur lui-même. « Alors Pilate dit aux prêtres et à la foule : Je ne trouve rien de criminel en cet homme à ». Il ne pouvait du reste pas en être autrement : quelqués jours seulement avant son procès, sur une interrogation captieuse des Pharisiens, Jésus, au milieu du temple, avait prononcé la phrase devenue fameuse : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu #. » Par conséquent les témoins qui pouvaient déposer utilement sur ce point étaient encore à Jérusalem et nombreux : l’accusation portée était trop évidemment contraire à la vérité pour qu'elle püt résister à un examen même peu approfondi.

Matthieu, xxvir, 42 à 15 ; Marc, xv, 3 à 6.

Puc sx re;

Id., xxurr, 4.

Matthieu, xxu, 15 à 22; Marc, xu, 13 à 17; Luc, xx, 20 à 26.

Page 1