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. Jos., Ant., XVIIX, 1,81.
. Ulpien, Hb.7, De offic. procons. ; XLVIII, 4, Dig., fr. 1, 1. Paul, lib. 5, Sent. ; XLVIII, 19 ; Dig. fr. 38, S2.
‘ALuc xxriT 7:
Id xxur 49:
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« Vous m'avez présenté cet homme comme portant le peuple à la révolte, proclame Pilate, et néanmoins je ne l’ai trouvé coupable d’aucun des crimes dont vous l’accusez !. » C'était l'effondrement de tout le système d’inculpation des Juifs et de ce fait, Pilate tire aussitôt la conclusion logique « : Je vais le relâcher : madeioacs o0v abtèv l'ayant fait châtier, je le relâcherai donc; mais bien plutôt, Je le remettrai en liberté après l'avoir admonesté. En
amohüow *. » Ce que, selon nous, il ne faut pas traduire :
effet un châtiment, si minime soit-il, ne peut trouver place dans cette affaire, après la déclaration de pleine innocence que vient de faire le procurateur ; même reconnu étranger aux crimes qu'on lui reproche, Jésus peut très bien être invité à ne plus enseigner, à ne plus agir de façon à donner prise sur lui, au moins en apparence.
A l’acharnement qu'ont mis les Juifs à accuser, on conçoit que cette sentence d’absolution ne peut les satisfaire. Comme l’a dit le plus important d’entre eux, il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple 5, et puisque Jésus a été choisi comme victime expiatoire, à. toute force il faut qu’il disparaisse : les arguments n’ont pas convaincu le procurateur de cette nécessité, la violence y parviendra.
. Et de fait, à peine Pilate a--t-il manifesté son intention de relâcher Jésus, qu'un cri s'élève : « Fais-le mourir # » ; et, comme pour ne laisser aucun doute sur leur intention d'aller jusqu’au bout, les Juifs, à une nouvelle proclamation d’innocence, découvrent le fond de leur pensée et
Luc, xxx, 15.
Id., xxurr, 16.
Jean, xr, 90.
Euc, xx 18.
déclarent : « Nousavons une loi, et il doit mourir parce qu'il s’est fait fils de Dieu !. » L’évangéliste ajoute : « Pilate, ayant entendu ces paroles, craignit encore davantage ?. » D'un mot, nous sommes mis au courant des sentiments qui se déroulent dans l'âme du procurateur : arrogant au début, il prend peur quand il a la certitude que ce procès intenté devant lui n’est qu’un trompe-l’œil, qu’il y a derrière toute une haine religieuse qui s’agite, que son rôle n'est pas de défendre l'intérêt politique de Rome, mais bien, sous ce couvert, de servir des rancunes de parti. Par expérience Pilate sait jusqu'où va l'intransigeance juive en matière religieuse ; il les a déjà entendus, ces Juifs, la tête sous le glaive, crier qu'ils préféreraient mourir plutôt que de laisser violer leur loi. Et au même instant, c’est cette loi qu’on évoque devant lui; la révolution menace, il prend peur.
Dès ce moment la condamnation de Jésus ne peut plus faire aucun doute : la résistance de Pilate est vaincue. Non pas que son orgueil de Romain lui permette d’accéder instantanément aux désirs des Juifs, mais, de concession en concession, il va se laisser glisser jusqu’à la décision suprême. Tout d’abord il propose aux Juifs de faire grâce à Jésus ; ceux-ci répondent par le cri : « Crucifie-le, crucifie-le 3, » Qu'on y prenne garde : grâcier un individu, c’est le supposer coupable, digne d'un châtiment qu'on lui remet ; l’inculpé, qui a été reconnu innocent, doit être renvoyé absous, on ne lui fait pas grâce. Donc Pilate, quand il propose au peuple de délivrer Jésus, encore que par la