Jean, xx
lus 0.
3. Matthieu, xxvir, 20 à 23; Marc, xv, 7 à 1#; Luc, xxrnr, 13 à 27; Jean, xvurr, 40.
suite il demande quel mal il a fait !, ne proclame plus l’innocence de l'inculpé, mais bien au contraire considère qu'il est digne d’une punition que, par une faveur spéciale, il consent à ne pas appliquer.
Les Juifs insistent et Pilate ne se contente plus de supposer qu'il a prononcé une condamnation ; il fait fouetter Jésus par ses soldats : « Alors Pilate prit Jésus et le fit fouetter. Et les soldats, ayant fait une couronne d’épines entrelacées, la lui mirent sur la tête et ils le revétirent d’un manteau écarlate ?. » Et pour bien montrer que s'il agit ainsi, c'est par condescendance pour les Juifs, Pilate leur exhibe Jésus, en étendant la main vers lui et en disant : « Voilà l’homme 3 », sans cesser cependant d'affirmer l’innocence de celui que, par une contradiction trop facilement explicable, il vient de faire châtier #.
Les souffrances de Jésus ne satisfont point ses accusateurs, ils recommencent à réclamer sa crucifixion 5 et, comme Pilate cherche un moyen d’épargner la mort à l’inculpé 6, les Juifs mettent la dernière main à leur œuvre, en accusant le procurateur lui-même : « Situ délivres cet homme, tu n’es point ami de César, car quiconque se fait roi s’oppose à César. “Eùv toërov émoXüons, ox ef œthos 10ù Kaioapoc, ras à Parhéa adrov morüv, évruhéyer 7 Kaisap 7. Cette fois c’est la fin ; il ne s’agit plus pour Pilate de sauver Jésus, mais bien d'éviter une dénonciation, un blâme, une déposition même. L'égoïsme reparaît ; puisque maintenant la
ALucr-xxIIr, 23.
D Jéansixrx 12662; DIE);
4, Id., xix, 4.