LUS
sés du service militaire, en considération de ce qu'il ne leur est pas possible de porter les armes, de faire des marches le jour du sabbat et de se procurer leur nourriture habituelle, conforme à leurs croyances ; disposition s'appliquant même aux Juifs stationnés en d’autres territoires que la Judée proprement dite.
Quant à l’organisation administrative, les cinq assemblées, qui avaient été créées par Gabinius, disparurent et le pouvoir résida entre les mains de l’ethnarque ; nous n'avons pas de preuve certaine de la suppression des cuvédoix, et Marquardt! suppose que, les pouvoirs d'Hyrcanus étant uniquement d'ordre religieux et judiciaire, les assemblées subsistèrent avec leurs attributions et leurs circonscriptions, même après le traité d’amitié et d’alliance. Mais d’une part, le texte qu'invoque Marquardt etquiétablit les pouvoirs de l’ethnarque juif d'Alexandrie est formel? : il (l’ethnarque) administre le peuple et rend la justice ds &y rolureias doywy ; à plus forte raison, puisqu'il était le maître de la Judée, Hyrcanus devait-il avoir entre ses mains l’administration du pays. D'autre part, tout de suite après le départ de César, Antipater réorganisa la Judée, et, voyant que l’ethnarque était indolent et lourd, il plaça à la tête de Jérusalem et de son territoire l’aîné de ses fils Phasaël et confia la Samarie au cadet, Hérode, malgré son jeune âge #. On peut dès lors se demander pourquoi l’adjonction de ces collaborateurs, si le pouvoir avait dû être exercé par une autre autorité que celle de l’ethnarque.
Ajoutons du reste qu'Hyrcanus devait échapper à tout