‹ Une question de véracitéChapitre 2 sur 11 · L. A. SENÉCAL · texte numérisé non relu

L. A. SENÉCAL

Oitawa, 28 février 1884.

Monsieur,

Comme je vous l’ai annoncé dans ma note du 26 en réponse à votre lettre du 22 reçue le 23, je transcris ici une lettre que j'ai reçue de M. George Stephen, et qui est la réponse que j'ai à faire à votre lettre du 22.

Voici la lettre de M. Stephen:

4 À | ‘ Ottawa, 23 février 1884 ‘4 CHER Sir HECTOR LANGEvIN,

‘À propos denotre conversation de ce matin, je désire répéter Ce que j'ai dit à M. Pope, mardi dernier, commeindiquant les vues du chemin de fer Canadien du Pacifique sur la question de faire de Québec son terminus comme port d’été.

* La Compagnie a toujours cherché à se rendre à Québec, et vous avez toujours coopéré et concouru avec elie dans ce pro- Jet, et, comme vous le savez, élle a offert d'acheter la ligne entière du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occi-

. dental, à des conditions qui, prises en ensemble, auraient été | # plus avantageuses à la province que celles qui ont été accep- 1} 1} tées. Lorsque nous avons acheté la section ouest de ce che-

min de fer, nous n’avons pas perdu de vue l’avantage d’avoir un débouché d’été pour notre trafic à Québec, et dans Parrangement pour cet achat rous avions fait des stipulations minutieuses pour assurer le transport du trafic complet de la

Compagnie du Pacifique au port de Québec. Ce projet a été

défait par le transport de la Section Est à la Compagnie du chemin de fer le Grand Tronc, qui, pratiquement, rendait l’arrangement impossible. | ;

‘La Compagnie,néanmoins désire encore se rendre à Québec ; et j'ai informé M. Pope, mardi, que la déclaration de M. Van

Horne que nous consentions à acheter le chemin de fer du

Nord, est parfaitement correcte. De plus, si pour atteindre ce

but, il était opportun d’acheter les débentures de cette Com pagnie, notre Compagnie est prète à les acheter comme partie

de la transaction ; et ayant appris de vous, vendredi, que M.

Senécal était en ville et qu’il désirait me voir à ce sujet, je

lui aurais fait la même déclaration, si je l'avais rencontré au

Russell House où nous sommes descendus tous deux.

‘ Pai l'honneur d’être, ‘6 Cher Sir HECTOR LANGF VIN, ‘ Votre tout dévoué,

“{ Signé | GEORGE DTEPHEN.”

Votre très humble serviteur, Hector L, LANGEVIN.

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