Affaires étrangères. Espagne 103, i
REINE u'eSPAGNE. i43>
» Je prie Dieu qu'il vous comble de toutes ses bénédictions, dont je le remercierai comme répandues sur moi-même... »
A la reine.
« Je n'ai pu douter que votre amitié tendre et vive pour le roi d'Espagne ne vous lït ressentir toutes les peines d'être obligée à vous séparer de lui ; mais j'avoue que je ne pouvais croire que cette séparation fût une nouvelle occasion pour moi de vous aimer davantage, et de reconnaître que votre esprit, votre raison et vos sentiments, surpassent beaucoup tout ce que j'en avais apprisjusqu'à présent ; c'est aimer véritablement le roi mon petit-fds que de préférer sa gloire à toute autre considération, et je dois plutôt vous donner les justes louanges que vous méritez, que les avis quevous demandez pour votre conduite ; je suis persuadé qu'il suffit, pour la bien régler, que vous suiviez votre inclination naturelle ; elle vous porte à remplir tous vos devoirs. Je ne prétends pas cependant vous refuser les lumières que l'expérience peut m'avoir données ; mais je suis persuadé que j'aurai le plaisir de voir (jue Votre Majesté, d'ellemême, aura prévenu mes conseils, (jue je n'aurai
qu'à VOUS louer et à vous assurer de toute ma tendresse.