‹ Une Reine de douze ansChapitre 51 sur 115 · Janvier · texte numérisé non relu

Janvier

n'ai pas retardé de donner cet ordre-là, puisqu'il avance l'heureux jour qu'il y a si longtemps que je souhaite de voir arriver. J'obéirai aux ordres que vous me donnâtes par le marquis de Louville, qui est de sauter au col du roi et de l'embrasser. Je vous avoue que ce n'est pas une chose bien rigoureuse pour moi.

» J'ai beaucoup d'obstacles à vaincre pour faire le service du roi; mais je suis si vaine que je ne désespère de rien... »

On voit par la gaieté qui règne dans sa lettre, que le prochain retour de son mari fait oublier à Marie-Louise les cruels soucis qui l'accablent.

Page 1