‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 102 sur 187 · II. LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

II. LA MÉTHODE

limite (lue la richesse doit être susceptible d'accumula- ^ Ibm Mais il n’explique pas quel est le degré e perm -

nence que les objets doivent posséder pour etre de la ii ; d,esse.\’aut-il uL minute, une heure, - jour un mois

I ou une année ? La durée d’une minute satisfeia-t-e <

l'exi»ence de M. Mill, autant que celle d une année ? E vertu de la loi de continuité, la durée doit donc etre tcai-

mairalité on ne peut pas appliquer >a ‘oi de continuité, parla raison qu’il n’existe pas de degrés dit^e>enb de matéLlité. Une quantité est absolument ou ou immatérielle, et elle ne peut passer d un d *t a un

autre Mais comme il existe des masses énormes de propriétés iminatérielles, qui se vendent et * chaque

Lr, tout comme les propriétés matérielles, ce a su fit pour éliminer la matérialité de la conception de la ii-

<iiii touche l’utilité, ce mot est si vague (|u’il est impossible de dire au juste ce que c’est. Il n existe as d'umité absolue. L’utilité dépend entièrement de 1 individu. Le plus simple est de dire que ce dont es gmis ont besoin et qn’ils sont disposés à payer, leur est utile

Ainsi sont éliminés tous les éléments étrangers, et il ne reste plus que le pouvoir d’échanger comme 1 unique idée àe la richesse. En outre tous degrés dans ce pouvom sont exclus par la loi de continuité. Si une chose e échangeable, elle est richesse, quelle que soit la sphère dans laquelle elle peut s’échanger. Rien probablement n’est échangeable universellement. Mettez de là inounaïc d'or lli où elle a cessé de l’être, elle ne sera plus richesse. A quoi servira un sac de souverains d’or parmi les Peaux fjouaes ou au cœur de l’Afrique ? D’un autre coté, si une chose ne possède qu’à un degré minime la faculté d échan-

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ger, elle n’est pas moins richesse. Cette doctrine est d une grande importance en matière de crédit ; il y a d énormes masses de crédit n’accomplissant jamais plus d un échange, qui cependant sont comptées parmi les richesses aussi bien que des formes plus générales de crédit.

La loi de continuité peut être utilement appliquée à établir les autres conceptions fondamentales de l’économie politique. C’est ce que fait largement M. Macleod, mais nous nous bornerons à le suivre dans 1 application de cette loi au mot consommation. « Tous les économistes, dit M. Macleod, se servent du mot consommation comme le corrélatif de production, quelle que soit d ailleurs la signification qu’ils lui donnent. Malheureusement aucun d'eux n’a scientifiquement recherché le sens de ce mot, et par conséquent le sens économique de consommation est encore à fixer. Nous allons mettre sous les yeux des lecteurs les opinions des principaux auteuis sui la matière, les différents sens qu’ils attribuent au mot consommation, puis nous tâcherons d’en éliminer toutes les idées accidentelles au moyen de la méthode d induction, et de l’amener au degré le plus élevé où les conceptions fondamentales de toute science doivent être poKées pour être admises comme bases d une science, c est-à-dire où

elles ne contiennent qu’une idée fondamentale. »

M. Macleod reproduit d’abord un certain nombre de passages de la Richesse des nations, pour y chercher ce que Adam Smith entend par consommateur et par consommation. De ces passages il en résulte que celui-ci entend par consommables des marchandises faites pour être détruites. Kst-celà la signification de ce mot? La plupart des tnarchaudises, sans doute, sont susceptiblesde destruction. Mais les achète-t-on toujours pour les détruire ? Le consommateur des marchandises en est-il le destructeur ? Il est vrai que certaines sont achetées en vue d’être détruites,

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