‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 103 sur 187 · II. LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

II. LA MÉTHODE

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telles nue aliments de toute sorte, chandelles huile pièces

d’artifice et beaucoup d'autres, pour lesquelles la desirucdarimccei Pour d’autres marchandi-

lion est nécessaire a leur usage, pour u d ses la destruction accompagne leur usage ; tel est le cas des ^6 Lnls, des maisons, de quelques espèces de meubles, 'de'ulils des voitures, des montres. Elles ne - fi. achetées en vue d’être détruites, bien que la destiuction

suive constamment leur usage Mais il y “ très choses qui ne sont pas achetées en vue d e‘ce uites et dont la destruction n’accompagne pas 1 usa^e. S , J evemple, quelqu’un a acheté une statue pour satisfaire son "Oùl, a-l-il l’intention de la détruire? La destiuct ou en accompagne-t-elle l’usage? Non certes. Si la statue est protég^ée contre les atteintes du temps, sa durée n a pasL limite. Elle durera autant que le monde. On peu^

L dire autant de bien d’autres objets, J® ,

nés, bijoux, pierres précieuses et beaucoup d articles

Le'*sruTpleurs, les orfèvres et autres oui vendent ces statues, ces bijoux et autres objets, sont

Lurément des ;,™rfiiof«rs, et par suite neler acheteurs ceux qui consomment ces objets. Smith SoTe dans certains 'passages le mot de consomma eu comme svnonvrae d’acheteurs. L’acheteur d un ace

doit il doue étr'e réputé le “nsonmiateur s ,1 n^ le detru t

nas ? Smith ne s’explique pas sur ce point Le mot de cm sommateiir doit-il donc être borné aux acheteurs des arti des faits pour être détruits?Lcs acheteurs des articles non

destinés à êtredétruits ne sont-ils pas Si les producteurs et vendeurs de toute espece d ai ticles, f i oHon pour être détruits, sont des producteurs, cerafner^ent le's acheteurs des mêmes articles doivent tous être des consommateurs, puisqu’il est convenu que la consommation est la fin de la production.

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L’ouvrage de Smith, conformément à son Introduction^ ne traite que de la production et de la distribution, quel que soit le sens de ces mots, et nulle part il n’aborde la consommation. Mais J. -B. Say définit l’économie politique la science de la Production, de la Distribution et de la Consommation des richesses, et traite dans des parties distinctes des différents sujets. Par la production il entend la création, et par la consommation la destruction de la valeur. A la suite de son Traité d Economie politique, il donne ces définitions :

« Consommateur. C’est celui qui détruit la valeur d’un produit, soit pour en produire un autre, soit pour satisfaire ses goûts et ses besoins. »

(( Consommation. Consommer. C’est détruire la valeur • d’une chose ou une portion de cette valeur, en détruisant l’utilité qu’elle avait, ou seulement une portion de cette utilité.

« Tout ce qui se produit se consomme ; par conséquent toute valeur créée est détruite et n’a été créée que pour être détruite. »

En présence de cette doctrine, on se le demande, les statues ont-elles donc été faites pour être détruites? Les statues par lesquelles le sculpteur produit une valeur, d’après J.-B. Say? Ce seul cas suffit pour faire ressortir son erreur ; et l’on pourrait citer bien d’autres œuvres produites sans la moindre pensée de destruction, et n’ayant en elles aucun principe de dépérissement. 11 est évident que ces exemples obligent de chercher pour la consommation une idée plus générale que celle de destruction.

Say, ayant défini ainsi la consommation, en distingue deux espèces, la consommation productive et la consommation improductive. La consommation est productive lorsqu’un article est détruit pour être reproduit, ou du

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