‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 105 sur 187 · LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

LA MÉTHODE

vrai nue la consommation soit le but de la production Toute cette confusion provient de ce que inistes n’ont jamais eu une conception claire et d« de la nature et des limites de la science. La Prod“ct.o en économie politique, on le répète, n a "e" a

la manière dont les choses se font, '"aj* ^

leurs nrix avec les choses contre lesquelles elles s éclian

lent. Si l'on s’attache à la stricte étymologie du mot e^

qu’on l’interprète dans une étroite harmonie avec a c

Lire autre chose. 11 n’importe que 1 article

de la terre, de manufactures ou du commerce, le y»

leur dans le sens économique, est celui qui

vente. Et c’est ainsi qu’on reconnaît chôment a cons -

.nation est le corrélalif de la production. Cai si pro

docteur est celui qui met une chose en ^

mateur est celui qui l’achète avec une autre , consommation signifie la quantité achetée.

Dès qu’on a saisi la conception ^-shncte je 1 éc mie nolitique est la science du commerce, de 1 échange, I valeurs, il est clair qu’on ne peut admettre aucune

considération étrangère aux limites où c''® ^ J' , Un économiste n’a pas à rechercher oo"iment, par qu nrocédé par quel art les choses se produisent, il n a pas Ton plus à se préoccuper, après l’échange, de ce qu elle deviennent. Le domaine de la science est positivement

borné au phénomène de l’échange.

S’il fallait rechercher comment les choses se p dul nt on introduirait tous les arts et toutes les fabricatZTL l’économie politique. C’est à quoi nul écono-

(ij En anglais^roduce, eu laliu producere.

miste ne doit songer. Sa seule mission est de constater les lois des changements de valeur de la chose produite. De même il n’a rien à faire avec l’usage que l’acheteur donne à la chose, mais avec le prix qu’il y met. Les choses qu’on fait et qu’on utilise soi-même n’entrent nullemeut dans le domaine économique, celles-là seules en font partie, qu’on se procure en les achetant. Si quelqu’un se sert de .ses talents pour sa propre satisfaction et celle de ses amis, l’économiste ii’a pas affaire à lui. C’est uniquement quand on essaie de tirer parti de ses talents qu’ils acquièrent de la valeur et deviennent un phénomène économique.

L’économie politique étant la science du commerce, il lui convient, autant que possible, d’adopter la langue commerciale. Or, dans cette langue, les producteurs et les consommateurs sont simplement des vendeurs et des acheteurs. La production et la consommation ne sont autre chose que l’olTre et la demande. C’est parce que les économistes ont dévié des vraies limites de la science que toute la confusion est née.

On comprend maintenant le seul sens dans lequel est vraie la doctrine que la consommation est la fin de la production, c’est en réalité une tautologie; car cela revient à dire qu’on met les choses en vente afin de les vendre. C’est ainsi seulement que la consommation est le corrélatif de la production. Mais il est absolument faux que toutes les choses se produisent pour être détruites.

Ainsi la production et la consommation réunies constituent l’échange, le domaine de l’économie politique. Et il est aisé de prouver que cette conception est au fond la même que celle de la production et de la distribution de la richesse, comme la définissent certains auteurs. Par la distribution ceux-ci entendent la quantité des choses qu’on obtient en échange de ses services, c’est-à-dire ce qu’on

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