‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 141 sur 187 · I. CAPITAL. 2g · texte numérisé non relu

I. CAPITAL. 2g

dises forment une seule propriété. 11 n’a pas été créé de nou-

I veau droit. Mais si je dépose mon argent dans une banque,

II et si je reçois un instrument de crédit qui m’autorise à

j demander plus tard une somme égale, il y a transfert de

; possession et de propriété pour le banquier, et l’instru-

j ment de crédit et l’argent sont entièrement distincts, ils

\ forment deux propriétés. Il a été créé un nouveau droit.

; C’est là la base de la théorie du crédit.

? Après avoir ainsi passé en revue les différentes es-

} pèces de propriétés, M. Macleod en fait le résumé ci-

i après :

I 1® Droits à l’usage et à la jouissance des produits maté-

I riels existants , tels que terres , maisons , blé , bestiaux,

j meubles, livres, tableaux, aliments de toute espèce, les- I quels offrent des degrés différents de durée ;

2® Droits à l’usage et à la jouissance de produits immatériels, tels que services de toute sorte , qui périssent à l’usage;

; 3“ Droits à l’usage et à la jouissance de produits de

I toute espèce, qui n’ont pas une existence actuelle , mais

1 qui existeront à une époque ultérieure , tels que les proj duits futurs de la terre, les produits futurs d’entreprises : d’associations ou d’individus, propriété littéraire, clien-

i tèle d’une industrie, crédit commercial. Bien que ces pro-

duits soient futurs , les droits qu’on a sur eux sont présents, et ils peuvent être accumulés, être transmis par ! vente ou par échange, et passer d’un individu à un autre, tout comme des produits matériels.

Les produits de la première de ces trois classes sont des i accumulations du passé , et ceux de la seconde sont habii tuellement appelés à l’existence en même temps que le " produit ou service, en argent d’ordinaire, qui est échangé

|r pour elle. Ils peuvent donc être appelés positifs. Mais les

^ produits de la troisième n’arrivent à l’existence que dans

l’avenir, et souvent à des périodes déterminées de cet avenir, dans quelques cas pour un temps indéfini. Cette dernière classe peut donc être appelée négative. Néanmoins elle ne doit pas être retranchée des deux premières, mais ajoutée , dans un inventaire de la propriété nationale, si l’on faisait quelque chose de pareil.

Ces observations sont concluantes pour la solution de cette question. La matérialité doit-elle être considérée comme un élément essentiel de la valeur? «Toutes choses dont la valeur est mesurée en argent, dit Aristote, sont des richesses. » On ne peut qu’adhérer sans réserve à cette définition. C’est en étudiant toutes les espèces de propriétés, avant d’arrêter une définition, que nous pouvons donner à nos idées l’expansion et la généralité qui régnent dans les sciences physiques. Ainsi nous acquérons la conception la plus générale, propre à servir de base à une science de l’économie politique aussi large que ces sciences.

Tout ce qui peut être échangé est un élément économique, et tout élément économique qui devient source de profit est une source de capital.

Positif ou présent, le capital peut être matériel ou immatériel. Négatif ou futur, le capital est toujours immatériel.

Des industries des plus importantes consistent presque exclusivement à trafiquer du capital immatériel, futur et négatif. Les banquiers et les escompteurs ne s’occupent presque que de l’achat et de la vente des dettes. D’autres opèrent sur les paiements réversibles. Les assureurs ont pour objet les risques futurs. Tous retirant un profit de ces opérations, il y a là pour eux un capital, suivant la définition que, dit M. Senior, tous les économistes acceptent.

M. Macleod reprend ici les attributs du capital. Déjà il l’a montré quantité continue, qui, passant par zéro, le pré- .sent, change désigné, ce qui tend à ranger l’économie poli-

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