CAPITAL
de travail, le changement subit leur sera au moins préju diciable temporairement. On peut dire que le capital do l’acheteur de navires, au lieu d’aller au constructeur et d’être réparti parmi ses ouvriers, sera employé dans une autre industrie; de sorte que, pour la société, le résultat sera le même. Mais la destruction d’un état de choses d’où dépend un grand nombre de gens ne peut que causer beaucoup de souffrances. La conversion du capital circulant en capital fixe demande donc à être effectuée avec beaucoup de précaution, et seulement sur une petite échelle dans le moment, pour ne pas porter atteinte à de nombreux intérêts. Si un grand nombre d’individus sont subitement saisis de la fureur de convertir une quantité extraordinaire de leur capital circulant en capital fixe, il en résulte nécessairement au moins une détresse temporaire. C’est ce qu’on a vu en Angleterre à l’époque de la grande fureur des chemins de fer en 1846 et dans les années suivantes.
Une distinction de Ricardo qui fait le capital fixe ou circulant d’après le degré de sa durée, est contraire à la condition essentielle du capital et à la loi de continuité. Ricardo lui-même, du reste, en reconnaît l’insuffisance.
Les développements dont le capital vient d’être l’objet renversent plus d’une théorie à ce sujet. Ils renversent, notamment , une théorie commune à Smith , à Say et à J. St. Mill, d’après laquelle le capital doit nécessairement s’user, se détruire, et être remplacé à l’aide du revenu. Cette thèse est une des thèses très-nombreuses auxquelles s’appliquent les observations du docteur Whately sur la valeur. Elle est vraie par rapport à un grand nombre de capitaux; mais, comme proposition générale relative à tous, elle est tout à fait insoutenable. En premier lieu, elle ne s’applique pas à la masse énorme des capitaux immatériels, sous la forme d’actions. L’arheteur de dix mille
tm
‘..>f.*'--îg>'1
À.^Vm
t -îV-.-vAV^
'■'-ii
-fil iN