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liv. st. en actions delà Banque d’Angleterre, acquiert ainsi un capital fixe. Comment ce capital s’use-t-il? Comment est-il consommé? Comment est-il consommé et reproduit? Si un éditeur achète la propriété littéraire d’un bon ouvrage, c’est pour lui un capital fixe; comment est-il consommé et reproduit? Nul doute que la loi en vigueur ne laisse durer en Angleterre la propriété littéraire que quarante-deux ans, et l’abandonne ensuite au public comme il livrerait une terre; mais si l’on en suppose l’existence au delà de ce terme , et la continuation de la demande pour l’ouvrage, comment ce capital pourrait-il être consommé et reproduit? Comment le revenu de ce capital pourra-t-il servir à réparer la perle ou la diminution? Rien ne peut diminuer ou accroître la valeur du capital qu’une diminution ou un accroissement delà demande du public. Sans une loi arbitraire, nous aurions un fonds de Sliakspeare , un fonds de Milton, un fonds de Gibbon, aussi durables que la terre elle-même. H est dangereux de faire uneprédictionsur le goût du public; mais s’il y en a une de peu de risque, c’est celle que la demande des œuvres de Macaulay durera autant que la race et la langue anglaises, sinon davantage. On ferait une prédiction certaine en déclarant que la propriété littéraire des œuvres de Macaulay constituerait pour son propriétaire un capital fixe , si on permettait qu’elle subsistât dans les siècles à venir. Ce serait une richesse nationale dans toutes les significations du mot, aussi bien qu’une marchandise quelconque; et comment pourrait-on dire que ce capital s’usera ou sera détruit, pour être reproduit ensuite? Les mêmes observations s’appliquent à la terre. Il est vrai que, si elle a un certain emploi, ses qualités peuvent disparaître et réclamer son renouvellement, au moyen de beaucoup d’argent et de travail, lorsque, par exemple , il s’agit de l’agriculture. Mais elle a d’autres emplois, où elle ne s’use pas, où elle