‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 155 sur 187 · I. CAPITAL · texte numérisé non relu

I. CAPITAL

tout d’un point de vue politique et moral, du désir fort louable d’élendre au plus grand nombre d’hommes possible les" jouissances de la propriété. Il ne faut pas d ail-

leurs perdre de vue que la petite propriété n implique pas absolument la petite culture. De grandes exploitations industrielles telles que celles des chemins de fer, par le moyen d’actions, se concilient avec une propriété infiniment morcelée. Pourquoi de petits propriétaires n exploiteraienl-ils pas en grand à l’aide de 1 association?

Après avoir terminé cet article sur le capital, M. Macleod en signale la portée avec un juste contentement de lui-même.

«Le précédent article, dit-il, est un exemple, entre beaucoup d’autres, delà grande importance des conceptions vraies. Du moment que nous sommes bien pénétrés de la conception que la propriété est, non une chose, mais un droit, nous trouvons qu’une lumière éclatante se répand sur toute la matière. Elle prouve immédiatement l’existence indépendante et elle explique la nature des masses énormes de propriétés, qui ont été entièrement négligées par les économistes, ou dont la nature a été, par eux, sérieusement méconnue. Personne, nous en sommes convaincu, initié aux mathématiques et à la physique, ne peut manquer de reconnaître que les observations qui précèdent donnent au domaine de l’économie politique une extension pareille à celle que l’algèbre donne au domaine de l’arithmétique. L’algèbre nous montre des quantités s’étendant des deux côtés de zéro jusqu’à l’infini, et les quantités positives et négatives devant être additionnées pour former le total. Il en est de même dans la philosophie naturelle. Or on a vu que, par l’analogie la plus rigoureuse, la propriété droit à l’avenir peut être mesurée avec autant d’exactitude que la propriété droit au passé ; et que l’une et l’autre, la propriété négative aussi bien que

■ Il

la propriété positive, doivent être additionnées pour former le total de la propriété.

« Non-seulement les observations qui précèdent élargissent ainsi le domaine de l’économie politique, mais elles opèrent dans sa méthode une révolution aussi profonde que 1 introduction de la doctrine du mouvement dans 1 ancienne géométrie. Du moment que nous comprenons que le capital est une quantité progressive, la doctrine du mouvement est par cela même introduite dans 1 économie politique avec toutes ses conséquences. »

Page 1