CRÉDIT
f onv dettes le prix doit baisser; c’est comme si nue rescomple hausse. Si le taux de l'unité de tote tombe de 97 fr. à 93, l'escomples'élève de 3 fr. à 7, efuar conséquent la valeur de l'argent s est élevée.
' Ainsi la valeur de l'argent varie en raison inverse du
et en raison directe de rescowiito.
11 suit de là que la condamnation prononcée par M. J.
St Ml contre l'emploi, dans la matière, de l'expression
'valeur de targenU esl dépoun'to de expression dans la bouche des commerçants es correcte et on n'en conçoit pas une autre. Dire que argent st plus cher parce que l’escompte a haussé c est une autre manière de dire que le prix des dettes a baissé .
Au fond, presque toute la confusion qui règne dans la théorie du crédit a été causée par l’ambiguïté du langage.
Le reproche ordinaire que les économistes échos de
J B Say font à ceux qui reconnaissent le crédit comm
cap'taf consiste en ce qu’ils soutiennent que la mêni chose peut se trouver dans deux endroits a la fois. Ces ttom^stos voient dans le crédit un prêt de que que chose de matériel appelé capital ; puis ils s éprient .
P nient deux individus peuvent-ils avoir en meme temps le même capital? » Cette confusion eur^dée fausse sur la nature du crédit. Le crédit n est nas un transfert de capital, c’est une espèce de propriété.
Ls expressions de prêt et d’emprunt sont d ailleurs am
hicuës^Si je prête à un ami un livre ou un cheval je ne
énoncé pas lu
(ju une propriété, et je ne puu. rians le
l'autre objet en même temps que mon ami. Mai ,
I autre üuj« d’emprunt ont une tout
commerce, les mots de prêt P véritable
autre si-nification. Un prêt commercial est une veritame
tënto sfje prête à mon ami un cheval ou un ivre, il est
iZ de me rendre le même cheval et le meme livre. Mais
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il n en est pas ainsi dans le commerce ; la propriété de \ l’argent y passe tout entière à l’emprunteur, lequel donne en échange le droit de demander pareille somme à un certain terme, mais non le même argent.
La distinction entre les deux sens du mot prêt se trouve dans le latin. Cette langue a deux mots, conw2odu?n et mutumi. Commodum est le cas du cheval ou du livre, où la propriété de la chose reste au prêteur, et où la chose même est restituée. Mutuum est le cas où la propriété de la chose passe d’une partie à l’autre, et où se donne en échange le droit de réclamer un équivalent à une époque ultérieure. 11 est évident que, dans ce dernier cas, il y a un échange. Tous les prêts commerciaux sont mutila, et non commoda. Et le droit concédé est une nouvelle propriété appelée crédit.
5“ Des umites du crédit.
La nature du crédit a été, on le croit, parfaitement expliquée, c’est le droit actuel à un payement futur. La valeur <je l’instrument dépend du payement à effectuer.
La valeur de la promesse est le payement. Si donc le payement ne peut s’effectuer, la promesse a perdu sa valeur, et il y a perte de propriété.
Or les considérations qui précèdent fournissent une réponse à une question très-grave, qui a embarrassé beaucoup d’esprits. 11 s’agit de savoir quelles sont les véritables limites du crédit? Le crédit étant le droit à un futur paiement ou à un futur profit, il s ensuit que le nombre des futurs payements ou des futurs profits est sa limite.
Tout payement futur a sa valeur actuelle, et par conséquent le crédit peut être créé jusqu’à cette limite, il ne peut pas l’excéder.
Une autre distinction s’est révélée ici entre la nature du
H. CRÉDIT
, P, du ^varrant et celle du billet à ordre et
connaissement et du ^ premiers de ces docu-
des autres formes de .^^Yopantité des marchau-
„e„,s sont limités abso umentaja quan ^
dises qu ils représen , crédit reposent sur le
dépasser. Mais les p jété ; chaque transfert
nombre des transfer P ^.pp^re vingt
donne lieu à u pourra être créé vingt
transferts de la propriété éprouve autant de
transferts, de Law sur le crédit
De la ressort l erreu Law remar-
et l’argent,
?rnnXle ae - ron:e‘::l:: :
„,ents de représe— ^
« Pourquoi ne pas conserver une
en monnaie ae i^^ent Mais hélas ! ces idées spé-
valeur h ^ en pratique, échouèrent
cieuses, quand el . terribles catastro-
complétement, et pro français émit des assignats,
nlttnTces assignats loin
rlr^g^t itL^ri^sttatives po^
letton sur de tels Pjj- „e peuvent donner
jïrurrcra—
une somme d argent peu acq I payant les
bre quelconque d’instruments de crédt . en les P , ^
uns%rèsles ‘ " LTdeTargën’t e\ celle du
portion absolue entie la q pavement l’obligé ait
ërédit. 11 suffit qu’à ' ae 'éance d U P ï de l’argent pour l’effectuer. La quantité
336 EXPOSÉS PARTIClfLIERS.
peut créer dépend simplement du nombre des transferts ou de la circulation de l’argent.
Ce sont les calculs erronés au sujet de ces transferts qui causent les crises commerciales. Des spéculateurs présomptueux se flattent que le prix des marchandises s’élèvera, ou qu’elles seront l’objet d’une forte demande. Sur l’attente de ces payements futurs, ils achètent des marchandises a crédit. Or, ou une grande masse de marchandises est versée sur le marché, ou la demande est loin de réaliser leurs espérances. Le nombre de transferts sur lequel ils comptaient, n’a .donc pas lina. Dès lors les profits au moyen desquels ils s’attendaient à payer leurs billets ne se produisent pas, leurs promesses se déprécient, et la ruine vient les frapper.
6® Dü CRÉDIT COMME CAPITAL PRÜDljCTIF.
La grande doctrine que le crédit est une espece de propriété étant établie, et toute propriété étant reconnue pouvoir servir de capital, il s’ensuit que le crédit peut être employé comme capital aussi bien que toute autre propriété. Mais comment est-il capital productif? Cette expression est, au fond, une tautologie ; tout élément économique pouvant être employé productivement, il s’ensuit que, s il est un capital, il peut être un capital productif. Mais passons là-dessus.
U s agit ici du sens des mots productif et production.
Le crédit, étant le substitut de l’argent, peut naturellement être employé comme capital productif, de même que l’argent que tout le monde reconnaît tel. Or, on sait que si les premiers économistes français ne considéraient comme production et travail productif que l’accroissement de la quantité, Adam Smith et Condillac ont compris sous cette dénomination les manufactures et le commerce, et