‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 164 sur 187 · II. CREDIT · texte numérisé non relu

II. CREDIT

vec raison que l’argent employé dans le trafic en

311 détail est un capital productif.

^omment l’argent employé dans le commerce est-il if? On ne peut mieux l’expliquer qu’en se rappora signification primitive du mot latin producere. U signifie pas opérer un accroissement, mais simt mettre en avant. 11 est employé deux fois dans e comme voulant ^ictmettreen vente. Produire une dans les langues modernes, n’est pas seulement la a rèueillir ou la fabriquer, c’est aussi la faire ai ifelle e-st nécessaire. Lorsqu’on dit qu’un témoin t un document devant une cour, cela signifie qu il qe à la cour. Si donc un détaillant apporte de chez rchand en gros des marchandises et les place dans tique, il en est à tous égards le producteur en ce ucerne ses clients. Il vend les marchandises, et si le

onné par les clients dépasse celui qu’il a donné lui- , I. a nrnduit DOUr lui Ull

livement employé en Angleterre : c’est autrement qu’il l’a été en Écosse sur une très-grande échelle.

Voici un exemple de la manière dont le crédit peut être employé productivement dans le commerce de détail.

Un détaillant achète pour 1,000 fr. de marchandises à un négociant en gros, et les vend à ses clients pour 1 ,400 fr. Le profit qu’il a réalisé est de 400 fr., et son argent a été employé comme capital productif.

S’il n’a pas d’argent ni de substitut de l’argent, il ne pourra rien acheter ni réaliser de profit. Mais, à défaut d’argent, il peut, si le négociant en gros a confiance dans sa probité et dans son jugement, obtenir delui des marchandises en écliange d’une promesse de les payer à trois mois, période pendant laquelle il compte pouvoir vendre les marchandises à sa clientèle avec un profit qui le mettra à même de s’acquitter. La transaction entre les deux parties, notons-le bien, est une vente, que le prix soit en argent ou en billet. Dès qu’elle a été effectuée, la propriété des marchandises a passé du négociant en gros au détaillant, comme s’il avait été compté de l’argent par ce dernier. Une nouvelle propriété a été créée par leur mutuel consentement. Il est vrai que le négociant en gros exige un prix plus élevé au cas de vente à crédit qu’au cas de vente en argent, le payement étant différé et quelque risque existant que le détaillant ne pourra pas acquitter son billet. Le prix de crédit sera sans doute 1,100 fr., au lieu de 1 ,000. Si le détaillant vend les marchandises à sa clientèle pour 1,400 fr., comme on l’a dit ci-dessus, sou profit ne sera que de 300 fr., tandis qu’il était de 400 fr. dans le premier cas. Mais la même circulation de marchandises n’a pas moins eu lieu par le crédit aussi bien que par l’argent, et le détaillant a réalisé un profit qu’autrement il ne lui eût pas été donné de faire. 11 a donc à la fin de l’opération 300 fr. de plus qu’il n’avait.

Page 1