‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 165 sur 187 · CRÉDIT · texte numérisé non relu

CRÉDIT

Le crédit a donc élé emplojé productivement pour luimêmeet pour la société en général, tout comme l ama «é raint. N’est-il pas évident qu’il a été pour lu. un

capital productif?

troisième section,

Mécanisme du crédit.

La conception fondamentale de la nature du crédd, comme droit présent à un payement futur, "

propriété qui peut être évaluée, est ^

cré^est, par conséquent, une richesse, d après «en nition d’Aristote. En outre, il est échangeable, i es u

faculté d’achat, la ph.s puissante de f

merce moderne. Par conséquent encore il est richesse, M la définition deM. J. St. Mill. Telle est la grande

idéLur laquelle repose le système de crédit dans toutes

ses variétés, et c’est parce qu’on a dépassé ses limites que

toutes les catastrophes commerciales ont éclaté.

Le mécanisme de ce grand système va être maintenan

'^'Le'crédit revêt deux formes, l’une qui ne s’adapte pas à la circulation générale, l’autre, celle des elfets en papier,

nui s’v adapte plus ou moins.

La première forme consiste dans les livres des commerçants. Sur ces livres le crédit passe de l’acheteur au vendeur, mais il s’y renferme et ne circule pas davantage. Le chiffre du crédit sous cette forme en Angleterre est incalculable, on n’a pas de moyen de s’en faire la moindre

idée.

Sous la seconde forme le crédit est exprimé sur des papiers, d’une circulation plus ou moins étendue. Ces papiers sont de denx espèces : 1** ordres de payer, ce qui comprend billets à ordre, chèques, traites de banque, bons du trésor, etc. ; 2" promesses de payer, soit billets de banque, et billets analogues.

Le système de crédit forme deux grandes divisions. La première est le crédit commercial^ dans lequel les commerçants de toute sorte achètent des marchandises en créant des dettes payables à terme. Le second est le crédit de banque^ dans lequel les banquiers achètent de l’argent et des dettes commerciales, en créant des dettes, ordinairement payables à vue.

En outre, ce système de crédit peut être divisé d’une autre manière en deux parties. Le crédit, propriété échangeable comme l’argent, peut être employé, soit à faire circuler des produits existants, soit à appeler des produits à l’existence. 11 peut être fondé sur le transfert simultané d’une marchandise, ou il peut être créé pour en produire une. On ne peut considérer le premier nsage comme le seul légitime, et le second comme frauduleux. Une telle doctrine manque de fondement. Mais il est certain que les abus qui ont eu lieu par suite des documents de la seconde espèce, ont décrié tout le système.

I® Du CRÉDIT FONDÉ SüR LES TRANSFERTS SIMULTANÉS DE MARCHANDISES.

Dans le cours naturel des choses des marchandises passent par les mains suivantes : 1" le manufacturier ou l’importateur ; 2® le négociant en gros ; 3" le détaillant ; 4* le client. Pour les trois premiers elles sont un capital, par la raison qu’ils les fabriquent on importent, ou achètent, en vue de les vendre avec un profit. Le quatrième les .achète pour s’en servir. 11 faut que le prix qu’il doit en

U. CRÉDIT

donner 5uff.se à rétablir les frais de production, avec les ^ au négociant en

^rospour de l’argent comptant, peut ^

î.riqu^^.r ou importer de nouvelles

de celles dont il a disposé. Le négociant

vente au détaillant, et, s’il est payé en ^

.■ompue, autant que la consommation ou la demande “Mau'crn’^t pas le cas. Peu de gens, peut-être per-

qu’à ce que le client eût payé les marchandises en argent, «Pi-ait considérablement amoindri.

‘ Supposons maintenant que le manufacturierou 1 imp lateurait confiance dans la probité du négociant en ro lo à lui vendre les marchandises, sans en demande dCe av n un er.L terme. U se défait de la propr.é^ deTn^cbandises en faveur dud’fi négociant en g. exactement comme s’il avait été payé en espèces, e^ ç en retour le droit de demander son payement a une cer mileÎÏe. La même circulation de nt-handises a eu.

comme si elle avait été déterminée par 1

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.** I „ UeiiA neiil être constatée de deux ma-

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