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fiières, ou simplement sur les livres du vendeur, ou par un billet à ordre. La propriété est évidemment la même, quelle qu’en soit la forme, bien qu’une des formes puisse avoir plus d’avantage que l’autre.
De la même manière le négociant en gros peut vendre crédit au détaillant, et la dette peut être constatée par le livre des dettes ou par un billet à ordre. Comme dans le premier cas, la même circulation qui eût été causée par l’argent, est causée par le crédit. Enfin, le détaillant peut aussi vendre à crédit à ses clients, et la dette peut être également constatée sous l’une ou l’autre forme. Dans ce dernier cas, cependant, elle est très-rarement incorporée dans un billet à ordre; mais le crédit a toujours le même effet que l’argent pour la circulation des marchandises. On voit donc quel est l'effet du crédit pour faire circuler les marchandises du p remier vendeur jusqu’au consommateur. On remarquera de plus que le passage des marchandises par ces différentes mains a donné naissance à une dette par chaque transfert. Si le premier vendeur a cédé les marchandises au négociant en gros contre une dette de 1 ,000 fr. , le négociant en gros les aura probablement vendues contre une dette de 1 ,400 fr. au détaillant, et le détaillant à ses divers clients pour des dettes ne s’élevant pas à moins de 2,000 fr. Les transferts successifs des mêmes marchandises ont donc fait naître des dettes jusqu’au chiffre de 4,400 fr. C’est là un exemple de la distinction signalée entre le crédit et les connaissements; si les marchandises avaient passé par vingt mains, le même connaissement les aurait constamment accompagnées.
La dette pour laquelle l’importateur ou le manufacturier a vendu les marchandises au négociant en gros, est incontestablement pour lui une propriété ayant de la valeur, puisqu’il sait qu’elle sera acquittée à l’échéance. Elle peut être de plus échangée contre toute autre pro-