‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 172 sur 187 · CRÉDIT · texte numérisé non relu

CRÉDIT

billet est appelé ^ peut être escompté par une

sans transfert de ^ ^ration peut être ac-

banque, comme tout autr P ses produits.

compile, et si elle d, ^letpaj^

De ce point de 'ue il n y P billet ordinaire.

un billet de ‘'jp poutre sont exactement les

La sécurité de l’nn et « ‘e d^ ,ui doivent payer

mêmes. Dans un ^s- dans l’autre, elles le se-

ce billet, ont été déjà ^^^re de tout crédit com-

ront. On peut dire que c est 1 ^pudises dont le

mercial, d’être créé PO« jpue dans cette sorte

prix est destiné à l'autre, et, s’il est

de papier aucune infériorité dangereux,

convenablement app iqu , l^s sprs et plus

Les crédits écossais, qu ont été un

avantageuses affaires Us ont

tant de bien à ce pays, „ur le but formel

été créés sans opération anté ’ laquelle ils

d’encourager une «Pf «^fjonc rien de vicieux et devaient être rachetés. U ‘ Paître , ou le

plus terribles ont eu partie les reproches

sorte de papier, il méri ^ P^ la ma-

qu’on lui a prodigués. U y danger,

^ièredont il fonctionne, et ce qui f ^^pl,te,

La sécurité attribuée aux avantage, que,

exagérée. Mais . ils offren a— ,aur

provenant uniquement de tra „au-

^^ifquhtprsenrêlre. ils ne peuvent être multipliés au

delà d’une certaine mesure. Il y a par conséquent une limite aux calamités qu’ils causent. Mais, avec les billets de complaisance, les limites du désastre sont indéfiniment reculées, et souvent tous ceux qu’emporte leur tourbillon

sont précipités dans l’abîme.

Supposons qu’un manufacturier ou un négociant en gros ait vendu des marchandises à dix clients, et reçu pour elles dix billets de bonne foi, qu’il fait escompter par sa banque. Les dix accepteurs, ayant reçu en échange une valeur, constituent les principaux débiteurs de la banque, et sont obligés de s’acquitter à 1 échéance, sous peine de faillite. La banque, du reste, a sur les billets, non-seulement leurs noms , mais celui de son client, comme garantie. De plus elle garde entre ses mains une certaine balance de ce dernier, jusqu à concurrence des escomptes qu’elle lui accorde. Or, même dans les circonstances les plus favorables, un des accepteurs peut ne pas acquitter son engagement. La banque, alors, débite le compte de son client du montant du billet et le lui rend. Si cela ne suffit pas, le client est appelé à payer la différence. Si les choses empirent et que son client ne puisse pas payer, la banque peut poursuivre ses droits contre les propriétés des deux signataires du billet, sans affecter la position des neuf autres accepteurs, qui, du reste, sont toujours obligés à acquitter leurs propres billets. Supposant que l’accepteur seul manque à acquitter son billet, la banque ne prendra pas un second billet à son ordre, et le négociant en gros ne lui vendra plus de marchandises.

En matière de billets de complaisance, il existe une différence essentielle. Aux yeux de la banque il n’existe pas de différence apparente entre ces billets et les billets réels. Mais ils sont en réalité différents, et là est le danger. Dans le papier de complaisance, celui en faveur de qui il est tiré, endossé ou accepté, est tenu de faire les

lir indemne le signataire.

>, celle d’une acceptation, le tireur est le débiteur

dix amis pour lui donner . les billets à sa banque, de se pourvoir des fonds l’échéance. H n’y a en garants. Ces dix acceprobablement étrangers les uns en entendant bien -- les billets; et en d’argent à cet effet.

immédiate-

fonds pour l’acquitter.

Dans la forme la plus l’accepteur est un pu principal.

Si l’on suppose que leurs noms c’est pour pour acquitter

réalité qu’ teurs com aux autres

1 A trouve et fasse escompter lui une obligation ^ chacun des billets à

un seul débiteur et dix i

plaisants sont pu j. Ils donnent leur nom qu’ils ne seront point appelés a pajer conséquence ils ne se munissent pas Si l’un d’eux est appelé “ le cas des bil

ment un recours léga con r jj^jli,idus obligés de si

lets réels, la banque aurad ‘"JJ, dans 1 mettre en mesure de remp o ^

cas de billets de eomp aisance .1 nj^en aq^^^^P^

plir les engagements de di.^ anjement, la banqi) Lepteurs réels "'""‘1" . Jt,i le tireur du bi

fe, de complaisance ne peut faire a

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avances, elle n ose P P ;^„^dia,ement son recoi

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contre son débiteur ei q , je désastre s(

comme un château de carte- Les chances^

beaucoup plus grandes qua . ^ il y en a p

faire face â tant T"" JTjJu propre,

sieurs, tenus chacun e une ban^

®Vdîe\“ amenTel 'escompter du papier de comp ' ! "ce que la position du débiteur princ

et celle du garant sont interverties. Elle est trompée à cet l

éf^ard, le fait étant tout le contraire de l’apparence, ce qui 1

rend bien différente la sécurité des billets. Avancer de l’argent par le mode écossais, c’est-à-dire sous caution , est une tout autre affaire; car alors la banque sait parfaitement ce qu’elle fait, et lorsque quelquechose va mal, elle connaît le remède à appliquer. En outre, elle ne laisse jamais ses avances excéder certaines limites. Mais, quant au | papier de complaisance, elle ne peut jamais savoir jusqu a quel point elle est entraînée à l’escompter, jusqu à ce que survienne un malheur commercial, qui lui fait découvrir

que son client s’est jeté dans une grande spéculation avec

le capital qu’elle lui a prêté.

Cette explication du véritable danger attaché au papier . de complaisance, a été déjà donnée par M. Macleod dans son ouvrage intitulé Théorie et pratique des Banques, et l'exactitude en a été reconnue par le magistrat qui a prononcé le jugement dans un grand procès relaüf aux fraudes sur les cuirs. M. Macleod croit utile de faire connaître en substance ce procès fameux, qui met les vices

du système dans tout leur jour.

La maison Lawrence, Mortimer et G® occupait une

grande et ancienne position dans le monde commercial.

Elle existait depuis plus de cinquante ans, et faisait la commission sur les peaux et les cuirs, achetant les peaux et vendant les cuirs qui lui étaient consignés. Les peaux étaient payées par les acceptations que faisaient les tanneurs des traites à quatre mois de leurs commissionnaires.

La maison se trouva en relations avec un grand nombre d’industriels insolvables. Pourles soutenir et pour étendre leurs opérations, elle s’engagea dans un vaste système de papier de complaisance. Elle se mit à avancer de 1 argent à 5 pour 100 à ses clients, puis à faire escompter leurs billets par ses banquiers à 3 p. 1 00, ce qui faisait 2 p. 100

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