II. CRÉDIT
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Un autre «“™PLd’Écosse par suite d’opérations gi- Banque occidentale d Macdonald avaient
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bonne réputation ; leurs relations s’accroissent peu à peu, et s’étendent dans toutes les parties du pays. Le banquier, satisfait de leur régularité, ne se donne pas la peine d envoyer prendre des informations sur les accepteurs des billets. Leur cercle s’élargit jusqu’à ce qu’un beau matin une catastrophe éclate. L’habileté que déploient certains con> merçants dans ces procédés est extraordinaire.
C’est surtout dans les temps de spéculations sur les principales marchandises que surgit le papier de complaisance. Lors d’une mauvaise récolte qui provoque des importations considérables, quand on attend une grande hausse de prix, tout négociant en grains veut être en mesure d’acheter le plus possible. Mais s’il n’y a pas de ventes il ne peut y avoir de billets réels. Ils se mettent donc à en fabriquer pour obtenir de l’argent des banquiers. Aucun banquier maître de lui-même et clairvoyant ne devrait leur avancer de l’argent pour spéculer. Cependant ces spéculateurs en obtiennent parle moyen d’acceptations qu ils leur font escompter. Peut-être, alors, achètent-ils une certaine quantité de blé en d’autres marchandises, et des banquiers escomptent leurs billets, avec le connaissement pour garantie. Ces opérations peuvent être répétées jusqu a ce que la création de crédit atteigne un chiffre étonnant. Lors de la guerre de Crimée la demande était vive pour la navigation, et une masse énorme de billets de complaisance fut fabriquée par les armateurs de Liverpool et escomptée dans toute l’étendue du pays. Il en résulta d’effroyables désastres.
Ainsi l’objection irréfutable contre cette espèce de papier c’est la facilité dangereuse et sans bornes qu’elle fournit pour obtenir de l’argent afin de spéculer; et il y a lieu de croire que ce pernicieux système prévaut sur une plus grande échelle qu’on ne le suppose généralement.