‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 177 sur 187 · II. CRÉDIT · texte numérisé non relu

II. CRÉDIT

a été sain, les paiements sous toutes ces formes étant équivalents. Il n’est jamais excessif, quelle que soit sa quantité absolue, tant qu’il rentre en lui-même.

Un banquier, du reste, ne peut maintenir son crédit que s’il est toujours supposé capable de payer à vue, en espèces, un nombre raisonnable de ses obligations. A cei effet, il doit toujours conserver une certaine proportion entre ses obligations et ses espèces. Si donc un nombre excessif de dettes lui affluent, il en sera comme dans le cas d’un excès d’abondance de tout autre article sur le marché. Elles doivent baisser en valeur, c’est-à-dire le taux de l’escompte doit hausser. Par ce moyen employé en temps utile, l’excès de production peut souvent être arrêté, parce qu’une différence de 1 pour 100 dans le taux de 1 escompte suffit pour mettre obstacle à beaucoup d entreprises. Si cela ne suffit pas, des mesures plus sévères doivent être adoptées. Mais le moyen est infaillible ; par une hausse suffisante du taux de l’escompte, presque toute production peut être ramenée à un état de calme. C est en négligeant une pareille précaution, lors d’une excessive émission de crédit faisant sortir du pays les métaux précieux, qu’on a provoqué diverses crises commerciales.

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