‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 178 sur 187 · QUATRIÈME SECTION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME SECTION

nistoriqae des idées sur le crédit et examen des opinions des économistes modernes sur ce sujet.

M. Macleod commence ainsi cette dernière partie de son sujet : « Nous avons précédemment donné un exposé de la théorie et du mécanisme du crédit, qui sera trouvé des-

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tructif de bien des idées en cours sur la matière. Celte matière est si grandiose, que nous devons maintenant examiner les opinions de plusieurs écrivains, et rechercher jusqu’à quel point ils s’accordent avec les vues qui viennent d!être émises, en quoi ils en diffèrent, et plus particulièrement dans quelle mesure ils sont en désaccord avec

eux-mèmes. » .

Bien que, dans les temps anciens, Démosthène ait déclaré que le crédit est du capital, cette question, dans les temps modernes, n’a guère attiré l’attention avant le dixseptième siècle de notre ère, époque où quelques écrivains, témoins des immenses profits que les Hollandais retiraient de leurs billets de commerce, essayèrent de les introduire en Angleterre. Les inflexibles règles de la législation générale qui interdisaient les transferts mirent longtemps obstacle à ces tentatives. Après la Restauration, toutefois, le développement du commerce appela fortement l’attention sur le crédit, et il parut des masses de pamphlets pour soutenir l’institution des banques publiques. Les billets émis par les banquiers particuliers de Londres firent ressortir les avantages de cette invention. A la fin, après plusieurs essais, la Banque de Londres fut fondée en 1694, dans le but expressément indiqué par ses fondateurs d accroître la quantité de la circulation monétaire.

Tous les plans en ce sens avaient pour but d’augmenter le crédit, c’est-à-dire la monnaie de papier convertible en espèces, et par conséquent ayant la valeur des espèces. Mais des faiseurs de projets, non satisfaits d’un accroissement de la circulation monétaire par le crédit, imaginèrent la création d’un papier-monnaie, c’est-à-dire d’un papier non convertible en espèces, d’une tout autre nature que le papier ci-dessus, bien que souvent confondu avec lui. Us voulaient fonder sur le sol un papier-monnaie inconvertible. Le plus fameux des partisans de ce système fut

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