I. LES DOCTRINES
I raison directe des premières, et en raison inverse des secondes. Telle est la méthode que nous avons suivie dans la formule placée au commencement de ce chapitre. Cette formule générale, employée à l’explication des phéno- I mènes, est reconnue exacte pour toutes les espèces de cas et dans la plus grande étendue. Tous les cas qui forment des exceptions et des contradictions à la loi des frais de ,j production, constituent des exemples de la loi de 1 offre
ti et de la demande, telle que nous l’avons formulée. Elle
1 explique non-seulement toutes les espèces de cas, mais toute la série des prix dans chaque classe. Elle embrasse et explique tous les cas qui paraissent expliqués par la fausse loi. Elle porte, par conséquent, les marques indé- ! lébiles de la vérité.
! O Tandis que, au point de vue philosophique, la loi de , Ricardo est défectueuse, elle se fonde également sur une erreur profonde concernant la nature du commerce. Car il est faux qu’on achète parce que d’autres produisent ; c’est le contraire qui est la vérité; on produit parce qu on espère que d’autres achèteront. Toute production est fondée snr la spéculation. Les producteurs se préoccupent des besoins des autres, puis ils se mettent à l’œuvre. Des inventeurs se flattent qu’ils exciteront, qu’ils créeront un désir, mais il n’y a pas de raison pour qu’on achète parce que d’autres produisent, et si personne n’a besoin de ce qui a été produit, l’objet n’a pas de valeur. Toute production repose donc sur une spéculation, qui comporte tous les degrés de prudence, de certitude et de hasard. Tous les producteurs comptent qu’il y aura des acheteurs
(non-seulement ayant besoin de leurs produits, mais éprouvant un besoin assez intense pour payer leurs frais j de production, plus un profit suffisant pour les rémuné-
trer de leur temps et de leurs peines. Or, si les facultés de la consommation en général sont limitées, dans la plu-
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