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part des cas celles de la production sont plus faciles à étendre, et le chiffre de la valeur ou du prix dépend de la proportion entre la production ou l’offre et la consommation ou le nombre d’individus disposés à donner un prix convenable; de sorte quela production doit toujours être ajustée à la consommation, et non la consommation à la production. De là ressort cette vérité fondamentale que la spéculation est la mère de la production^ mais la demande l’origine de la valeur.
Du point de vue erroné où ils étaient placés, plusieurs économistes se sont livrés à des calculs laborieux sur les éléments des prix, en y comprenant les salaires, les profits du capital, etc. C’est ce qu’a fait notamment Adam Smith; ce dernier, cependant, a eu, à propos de certains vignobles, une fortuite inspiration que malheureusement il n’a pas suivie : « Bien que ces vignes, dit-il, soient mieux cultivées que les autres, le haut prix de leur vin semble être moins l’effet que la cause de cette culture. »
Les mêmes erreurs suggèrent à J. -B. Say un singulier langage. 11 assure que si l’huile d’olive vaut 30 sous la livre à Marseille, et 40 sous à Paris, c’est que celui qui l’envoie de Marseille à Paris ajoute 10 sous à la valeur de chaque livre. 11 ignore que ce sont les consommateurs, et non les producteurs, qui communiquent la valeur. Si les frais de transport, fait observer M. Macleod, ajoutent à la valeur, l’huile ramenée de Paris à Marseille vaudra encore davantage, et le transport répété vingt fois ajoutera à sa valeur vingt fois les frais qu’il a occasionnés.
Nous entrons maintenant sur le domaine des applications comme preuves de la loi générale. Le premier cas cité par l’auteur est le cas saisissant des diamants et des autres pierres précieuses. Leur valeur dépend entièrement de leur rareté et du vif désir de leur possession qu’éprouvent les gens riches. Leur découverte est due au hasard. Ils n’ont donc