I. LES DOCTRINES
prix qui est le mal véritable, c’est la rareté de la mar- F chandise. Quand l’approvisionnement est excessif et que I
le prix s’avilit, ce n’est pas le bas prix qui est le mal, c’est ; l’excès de production de la marchandise. Loin d’être le I
mal, la fluctuation est, en fait, le grand remède pré- i
paré par la nature. Le mal est la rareté. Une hausse de 1
prix non-seulement suggère la modération dans la con- i
sommation de l’article, mais, par l’espoir du profit, l’attire 1 de quelque autre localité où il abonde, et procure ainsi
le seul remède que comporte la rareté, c’est-à-dire un plus '
j riche approvisionnement. Une hausse de prix est un si-
Sgnal de détresse pour faire venir du secours. D’un autre côté, lorsque l’approvisionnement est trop abondant et que les prix tombent au-dessous du taux rémunérateur, la i
baisse du prix avertit les producteurs de restreindre leur '
t production, afin que la valeur de leur produit ne se dé-
I prime pas davantage, et elle conjure l’arrivée des produits
r analogues des points où ils abondent. On criera peut-être