I. au paradoxe; mais il n’est pas moins vrai qu’une hausse I
I est un avertissement dans l’intérêt final des consomma- \
[ leurs, pour les empêclier de se ruiner par une consomma- ;i
, tion trop rapide ; et qu’une baisse est un avertissement i
|1 dans l’intérêt final des producteurs, pour les empêcher ;
de se ruiner par l’excès de production. Ces changements j|
sont, comme d’autres médecines, surtout pénibles à ceux li
mêmes à qui, en dernière analyse, ils profitent. Ils rappel- '1
lent le mécanisme ingénieux, qui, dans la machine à va- \
peur, retient la vapeur, lorsqu’elle sort avec trop de rapi- i
dité, et qui la lâche, lorsqu’elle est trop lente. 1
I Les développements qui précèdent ont supposé que la !
( monnaie était une mesure invariable de la valeur, et que
ij les variations de prix étaient uniquement le résultat des ’
variations dans l’offre et la demande des marchandises |
I elles-mêmes; et en cela il n’y avait pas d’erreur, parce- ^|i
qu’il s’agissait de transactions effectuées dans un trèscourt laps de temps. Mais si l’on compare les prix à de longs intervalles, d’autres causes plus compliquées se trouvent en jeu; elles dérivent d’une variation dans la valeur de la monnaie. 11 faut aussi les prendre en considération, mais il ne sera question pour le moment que de la valeur de la monnaie métallique.
La fixité de la valeur est la première condition de la substance employée comme monnaie; et plus cette fixité se rapproche de l’invariabilité, plus elle est désirable. La monnaie étant non-seulement la preuve des services dus à son possesseur, mais aussi la mesure de leur importance, il serait bien avantageux que la même quantité d’argent pût toujours acheter la même quantité de services, ou que lavaleur de l’argent fût uniforme. De constantes variations de valeur dans la monnaie auraient autant d’inconvénients que celles de l’unité de longueur ou de l’horloge destinée à mesurer le temps. Nous pouvons posséder une unité fixe de longueur, et nous sommes en état d’obtenir une précision parfaite dans la mesure du temps. Mais nous ne sommes pas aussi heureux pour la mesure de la valeur, sujette à de continuelles variations.
La valeur de la monnaie et des dettes qu’elle représente étant soumise aux mêmes règles que les valeurs des autres marchandises entre elles, une variation dans sa valeur peut avoir de très-sérieuses conséquences. Cette variation peut être sans portée dans les ventes et achats, opérations qui s’effectuent en trop peu de temps pour rencontrer une variation sensible. Mais souvent des dettes sont contractées pour être acquittées à long terme, par exemple une hypothèque sur une propriété foncière, et une variation dans la valeur de la monnaie entre l’époque de la conclusion du contrat et celle de son exécution peut causer des préjudices. Un propriétaire ay^int contracté un