I. LES DOCTRINES
acheté et vendu ; il a une valeur actuellement tout à fait distincte de l’argent dans lequel il sera finalement effectué ; c’est un article de commerce tout comme une mesure de blé. La valeur présente des paiements différés, qui constituent en Angleterre des articles de commerce, paraît être au moins huit fois plus forte que celle de 1 argent qui circule dans le pays ; et ces articles sont des valeurs • séparées et distinctes de cet argent, tout aussi bien que les autres marchandises. L’ensemble des billets à ordre et des promesses de paiement dans la (jrande-Bretagne ne représente pas moins de 12 milliards 1/2 de francs, tandis que le chiffre des espèces n’est pas supposé dépasser 1 milliard 750 mille; et voilà ce qui n’est compté pour rien par les économistes ! »
Ainsi l’économie politique embrasse toutes les choses quelconques, existant actuellement ou en puissance, qui
^ peuvent être achetées et vendues.
' Cette science, qui a les échanges pour objet exclusif,
comme le pense M. Macleod, et avec lui plusieurs esprits éminents, doit-elle porter un autre nom que celui d’économie politique? L’archevêque Whately a proposé, par exemple, catallactique, dérivation du grec qui signifierait la science des échanges. M. Macleod conserve judicieusement le nom généralement adopté et connu d’économie politique, tout en reconnaissant qu’on aurait pu choisir une meilleure désignation, si la science était à créer.
Sans les échanges il n’y aurait pas de science de l’économie politique; l’idée de la valeur n’existerait pas. La définition de J. B. Say, qui distingue la production, la distribution et la consommation de la richesse, ne donne donc pas une idée nette de la science. La richesse en effet peut être produite, distribuée et consommée, sans aucun échange, et par conséquent sans l’intervention des prin-
EXPOSÉ GÉxXÉRAL.
cipes de l’économie politique. On cite quelques exemples de communautés, placées dans des conditions exception-
^^11! U Hautes-Terres de l'Écosse,
d 'e desquelles
été produit, distribué et consommé des richesses sur
une échelle plus ou moins considérable; mais cet état de
oses contraire à la nature, et qu’un degré intime de
civilisation peut seul comporter, est étranger à une science
ondée sur 1 idée des échanges volontaires et sur celle des droits de la propriété privée.
Oh.vfî "'î-'’ ^ ''^““omie politique son
— ' 'ix 'i'
relie do ^ ^ ^PPaHenaut pas. La question de l’impôt et
vile P Haitées dans la plupart des ou-
vrages d tcononiie politique, n’ont pas de rapport avec les
échanges. Elles appartiennent en réalité une science
orinTré i - --fc-
?he n en e “’est qu’ulie simple bran-
c e. Il en est de meme des questions relatives à la trans-
Chir“ à l’émigration, aux colonies, etc.
hacune d elles forme aussi une branche particulière de
10 ogie; et bien qu’une connaissance exacte des prinpes^de économie politique soit indispensable pourlûr é ude, elles ne rentrent point dans l’économie politique et s en rapprochent seulement. ^
Tout en resserrant la science dans ces étroites limites
oue'll?é“‘^ a inlroduit une masse d’éléments nouveaux lue les économistes avaient jusqu’ici entièrement négligés Ce qu 11 abandonne en étendue, il le gagne en solidité’ Toutes les questions qu’il traite comportent une riroueuse démonstration scientifique. Sur chacun des points
léométr n d’atteindre la certitude de la
f’iZo des ?" 7 de
1 impôt, des lois des pauvres, de la transmission de la pro-