I. LES DOCTRINES
lenl de la qaanlilé d'argent qu'elle déplaçait. Elle ne fit ianiais d'escompte. La banque de Hambourg rempfii le Ste office. La banque de Suède, qui, d après Lass "urail précédé les banques italiennes, recevait aussi, en échange de billets, la monnaie du pays, monnaie de eu tre dont la circulation était difficile. Tous ces établissenients répondent au sens primitif du mot de 1 s
constituaient un fonds commun formé par Je® “ntrib tions de plusieurs individus, et tous émettaient des pro- . messes de pavement au porteur, lesquelles, cependant, n'excédaient pas en quantité les pièces qu elles rempla-
nom de banque, en Angleterre, ne fut connu qu'au temps de la République. Jusqu'en 1640, es ,
Dosaient leurs fonds à la Monnaie de la tour de Londres. Mais en cette année, Charles l" les saisit, et depuis lors les négociants gardèrent leurs fonds chez eux. Peu a peu cesëënds furent confiés aux orfèvres, qui les recevaien en pavant un intérêt. Ils ne tardèrent pas à les employer et à icompter les billets des négociants. On ‘ro'*'] d'avantages à placer chez eux son argent, pou urendre, avec un intérêt, en temps utile, que les dépôts leur aflluèrent, et ils furent désignés sous le nom de banquiers. En échange des dépôts , les orfèvres accordaielt des reçus pouvant circuler de mains en mains e payées au porteur, comme les billets des banques don fl lient d'être question. Ces reçus étaient transférés par voies d'endossement. Dans l'origine, sans doute, on n élait pas accoutumé à ces valeurs, et 1 on se pressait de réclamer son argent. Mais, à la longue la menlant, les demandes de payement ,
billets circulèrent comme de l'argent. Tandis que les bil lets des banques avaient été exactement limités a la quantité de métaux précieux qu'ils représentaient, ceux des-
orfèvres 1 excédèrent de beaucoup. Il s’ensuivit que la Il quantité des billets qui circulaient en' sus de celle des
lii espèces gardées dans leurs coffres équivalait à une mon-
naie additionnelle, tant pour les orfèvres eux-mêmes que pour le public. On en retirait autant de profit que s’ils avaient été des guinées. Ces billets étaient donc du crédit,
et dès à présent il est visible que ce crédit était du ca- ^ pital.
En 169o, la banque d Écosse fut fondée au capital de i “ 100 mille livres sterling, dont un dixième fut versé. Cette
banque ne recevait du public aucun dépôt, mais elle pouvait émettre des billets à son gré. Durant plusieurs années elle n émit pas de billet au-dessous de cinq livres. Mais, au bout de dix ans, ses billets en circulation égalaient cinq fois la quantité de métaux précieux qu’elle avait en caisse, et, à tous égards, ils équivalaient pour lo pays à une même somme d’argent en plus.
La première institution monétaire à laquelle, en Angleterre, fut appliqué le nom de banque, la Banque d’Angleterre, fut fondée par un certain nombre d’individus qui souscrivirent une somme de 1 million 200 mille livres sterling, pour subvenir aux frais de la guerre avec la France. Organisés en société, ils furent autorisés à recevoir des dépôts, et déplus à émettre les promesses depayej nient payables au porteur, jusqu’à concurrence de la somme
de 1 million 200 mille livres sterling, qu’ils prêtaient au gouvernement, et dont ils retiraient un intérêt annuel de 100,000 livres sterling. Ils avaient la faculté de négocier des billets à ordre, d’acheter ou de vendre des métaux précieux, de prêter de 1 argent sur marchandises, mais en s’abstenant de toute autre industrie. 11 y a lieu de remarquer que le capital de la banque était prêté au gouvernement, et qu’elle était autorisée à créer, pour le n^ême chiffre, des billets dont le crédit reposait sur l’annuité