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chiffre qu’il a été fixé au point de vue d’un système parti- ' ;
culier d’opérations. Si tous les banquiers de Londres étaient admis à la Maison de liquidation,' il se dégagerait immédiatement pour 25 millions de francs au moins de ■
billets de banque, qui disparaîtraient de la circulation, i
ou serviraient, comme nouveau capital, à escompter des I ?
billets à ordre et à faire des prêts. Supposons d’autre part j
la dissolution de la Maison de liquidation, et le retour -
des banques qui y participent à la méthode barbare em- jl
ployée par les autres pour régler leurs réclamations réci- f ;
proques, il s’emploierait ainsi au moins pour 25 millions |!
de francs de billets de banque, et probablement beaucoup plus. On peut ajouter que, suivant qu’il n’y aurait b
pas de maison de liquidation, toutes les banques réglant entre elles en billets de banque, ou suivant que toutes fe- |
raient partie de ladite maison, la différence des billets !
nécessaires pour la même besogne ne serait pas de moins de 75 millions de francs. Il est donc évident que, dans le premier cas, la quantité additionnelle de billets de banque nécessaires pour la besogne n’affecterait nullement les prix, et que, dans le second cas, le retrait des billets de la circulation ne les affecterait pas davantage. La quantité des billets que réclament les affaires dépend donc à un haut degré de la manière de régler les réclamations des banques entre elles.
Les opérations de la Maison de liquidation permettent également de réfuter une erreur très-répandue, d’après laquelle les billets à ordre ne feraient point partie de la circulation monétaire, parce qu’ils ne pourraient être ac-
quittés qu avec de 1 argent. Si cette assertion était exacte, il n’y aurait rien à en conclure, mais elle ne l’est nullement. Il n est pas vrai que les billets à ordre ne puissent être acquittés qu avec de 1 argent. II est journellement acquitté à Londres pour 37 millions et demi de francs de ces billets sans espèces, exactement comme les chèques. Un billet à ordre, le jour de son échéance, devient un chèque; un chèque n’est autre chose qu’un billet à ordre payable au porteur. Supposons un négociant en gros acceptant des billets d’un manufacturier, et en tirant sur des détaillants. S’il a un compte ouvert avec un banquier, il vend à celui-ci les billets qu’il a tirés sur les détaillants.
Il fait aussi payables chez son banquier lesbillets tirés sur lui— même, et le produit des billets qu’il a vendus est af— tecté au payement de ceux qu’il doit acquitter. Il sait ‘ quelle sera l’échéance des billets qu’il a acceptés, et il a soin de vendre à son banquier quelques billets poury faire face.
Le banquier, suivant l’usage, achète ces billets en écrivant simplement des chiffres, des promesses de payement , au crédit de son client. Si le banquier est membre de la Maison de liquidation, et si un autre banquier qui réclame le payement des acceptations de celui-ci en fait aussi partie, les effets sont produits à cet établissement et rentrent dans la masse des transactions qui y sont réglées sans argent et sans billets de banque.
Lorsque les chèques ne sont que les remplaçants des billets de banque, que, dans tous les cas où un chèque est reçu, des billets de banque seraient employés si les chèques n’existaient pas; lorsqu’un billet à ordre devient à son échéance un chèque , équivalant à un billet de banque, il s’ensuit que toutes les obligations compensées à la Maison de liquidation forment un élément de la circulation monétaire. L’échange qui s’en effectue dans cet établissement ne les rend pas autres qu’elles ne seraient