I. LES DOCTRINES
ment. Le seul principe nouveau que j’aie ajoutées! celuici, et il est présentement de la plus grande importance : c’est qu’une différence dans le taux de l’escompte entre deux endroits, plus que suffisante pour payer les frais d’envoi de lingots de l’un à l’antre, provoque nécessairement un tel envoi. D’où il suit que la vraie méthode de contrôle sur la monnaie de papier consiste dans une attention vigilante à l’égard du taux de l’escompte ; principe que j’ai établi dans ma Théorie et 'pratique des banques, et que, dit-on, la Banque d’Angleterre a fini par adopter.
U Le cinquième chapitre contient un examen détaillé de théories concernant la monnaie, et il confirme merveilleusement l’exactitude de notre conception fondamentale sur la matière. Il y est démontré que la théorie de Law est une violation directe de cette conception, et qu’elle implique une contradiction dans les termes. H y est donné plusieurs exemples de son adoption et de ses revers. Au moment où nous écrivons ces pages, une terrible expérience s’accomplit à cet égard outre-mer. Galles banques américaines sont fondées sur la théorie de Law, et c’est à leur vicieuse constitution qu’est due la crise actuelle.
« La théorie de la Banque d’Angleterre en 1840, fondant une monnaie de papier sur l’escompte de billets du commerce, est ensuite examinée, et ses conséquences nécessaires établies. Nous reconnaissons ainsi que toutes les parties du système se soutiennent; nous comprenons l’action féconde du vrai régulateur de la monnaie, qui est le taux de l’escompte, maintenant par son influence
! l’équilibre entre la production et la consommation, harmonisant constamment l’une avec l’autre, les réprimant J ou les stimulant d’accord avec les exigences naturelles,
I de manière à prévenir de violentes convulsions.
« Une esquisse historique de la circulation en Angle-
terre était indispensable ; elle est tracée dans le sixième chapitre, où plusieurs questions relatives aux changes
sont incidominent éclaircios.
« Le septième chapitre traite de la manière de régler
la monnaie de papier, question qui résume, en fait, toute l’économie politique. 11 fait ressortir l’action de la Banque d’Angleterre dans toutes les grandes crises monétaires depids 1783 jusqu’au présent mois de novembre 1857, et il rend compte des différentes opinions qui y ont prévalu. Les trois opinions successives de sir Robert Peel dans la question de la monnaie sont mentionnées. Il est clairement établi que ses opinions de 1844 diffèrent entièrement de celles qu’il protestait de 1819 à 1833. L acte de la Banque est l’objet d’une exposition détaillée, elle prouve que cet acte est fondé sur des principes contradictoires et poursuit un objet qu’ont condamné, à diverses reprises, toutes les grandes autorités, toutes les expériences. »
6° De la protection douanière et du libre échange.
En reproduisant la première section du chapitre sur la théorie des prix, j'ai omis ou plutôt j’ai ajourné les observations dexM. Macleod sur une question, qui, par son importance et par les vifs débats qu’elle a fait naître, me paraissait devoir être détachée et envisagée séparément ; je veux parler de la protection douanière. On conçoit aisément qu’un économiste anglais, au lendemain de la réforme commerciale de son pays, juge sévèrement un système qui a croulé sous ses yeux. Mais il est intéressant de