‹ Une révolution en économie politique [microform]; exposé des doctrines de M. MacleodChapitre 97 sur 187 · II. LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

II. LA MÉTHODE

nreuve Une conception exacte à ce sujet renverse toutes !

Ls théories qui fondent une monnaie de papier sur a terre, sur les fonds publics ou sur les marchandises ; e e nous enseigne que l'argent et les instruments de crédit accomplissent en économie politique une fonction pa culière, qui n'a rien de commun avec celle qu accom plissent lès marchandises. On voit ainsi rutilité qu il y a à établir une conception exacte, qui mette a nu sur-lechamp une dangereuse et fausse lheorie, un qui a été si souvent éprouvée et a échoué conslammen ^

La possession de conceptions e.xactes n est donc nullement une affaire de logomachie, elle a une portée pratique. La politique des nations, en effet, a été souvent inspirée par le sens attribué a une '

Celle de balame du commerce a longtemps égare es hommes d'État les plus intelligents, et leur a fait prendre les mesures législatives les plus désastreuses, jusqu a ce que quelques économistes clairvoyants en recherchèrent la sionification, et reconnurent que la balance du commer était l'illusion la plus manifeste, la chimère la plus v dente, le sophisme le plus clair qui eût jamais trompe le

genre humain. s i* «q

Voici un autre exemple des erreurs qui résultent d u

définition mal faite. C'est un principe de Ricardo, adop

par ses disciples, que le taxa des profils n est mfiuencé

que par le taux des salaires, que les profits haussen qua

les salaires baissent et que les profits baissent quan les salaires haussent. La plus légère connaissance des j

affaires apprend que c'est là une pure illusion. On sait que ^

les profits sont souvent le plus élevés lorsque les salaiies sont élevés aussi, et que, lorsque les profils sont as, es salaires le sont également. Cette fausse doctrine est le résultat d'une fausse définition. Les économistes ne se sont j

pas aperçus que le taux du profit devait élie rc ui a

même unité que le taux de l’intérêt. C’est ce que Adam Smith n’a pas compris en se servant des deux expressions de taux de l’intérêt et de taux du profit. Quand on emprunte 100 francs et qu’on en paye 5 pour l’usage de celte somme, cet iiitérêt est toujours pour l’année, tandis que le terme de taux du profit est employé pour signifier le rapport du profit aux frais de production abstraction faite du temps. C’est une erreur manifeste, et sur cette erreur repose tout le chapitre de Ricardo sur les profils. Elle confond le profit lui-même avec le taux des profits. Il peut arriver que le taux des profits soit le plus élevé, lors- (}ue le profit est le plus bas, et vice versa. Si quelqu’un réalise 50 francs sur une transaction, c’est un gros profit; mais s’il n’effectue qu’une transaction dans l’année, le taux de ses profits sera bas. Si, au contraire, il réalise seulement 0 p. 100, mais tous les jours, le taux de ses profils s’élèvera à plus de 1,700 p. 100 par an. Ces remarques renversent de fond en comble une grande partie des doctrines qui ont cours sur les salaires elles profits.

Les exemples précédents suffisent pour établir l’importance pratique des bonnes définitions. Il reste cependant un point à signaler. Lorsque nous avons obtenu des conceptions exactes, nous devons éviter avec soin l’usage des expressions qui ne s’accordent pas avec elles; et si ces expressions sont usitées, nous devons nous appliquer à les bannir de la science. Ainsi, en présence de la conception (jue la valeur est un signe d’égalité entre deux quantités indépendantes, ou une proportion, des expressions telles que représentant de la valeur., valeur intrinsèque., sont de véritables non-sens. Il est absolument nécessaire de les chasser de la science, elles et toutes les autres qui soulèvent les mêmes objections.

Des définitions M. Macleod passe aux axiomes. Axiome, dans le langage usuel, signifie une vérité évidente par elle-

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