‹ Une saison de fouilles à SipparChapitre 15 sur 95 · V. SC HE IL · texte numérisé non relu

V. SC HE IL

De meme, des qualres monlicules qui flanquent le temple au SW, le monticule \oisin de N recelait des maisons privées et peut-être des fours.

La porlion delà ville que nous venons décrire comprenait Yunique Temple de Sippar, Car là et ailleurs dans la \ille, il n’y a pas trace d’un second sanctuaire.

La \ille proprement dite était séparée du Temple par un chemin qui, d’un talus à l’autre, mesure de nos jours au moins quarante mètres.

En admettant que la surface de la ruine représente vaguement le plan de Sippar, cette ville se composait de trois quartiers faisant lace au côté SSE de l’enceinte, de trois quartiers donnant sur l’angle EES de 1 enceinte, et enfin de trois quartiers, face au côté NNW de l'enceinte. Le point 11 était aussi habité, au contraire de G et des deux monticules voisins.

Tous les quartiers correspondaient aux lells actuels. 11 est tout naturel aussi de supposer que les thalwegs ou dépressions séparant les tells, sont aux lieux des anciennes rues.

Tous ces tells ou quartiers aboutissaient à un point central L, qui me paraît avoir été une vaste place publique, confinant par trois quarts à la ville, et de l’autre regardant le massif du temple. De nos jours encore, il a cette apparence, et dans ma géographie particulière, je lui avais donné le nom de Meïdan.

Dans les textes juridiques de la première dynastie de Babyione et du Nouvel Empire, on trouve quelques détails complétant ou du moins, augmentant ces renseignements topographiques.

Vnciennement, on rencontrait dans le voisinage de Sippar des localités du nom de \murri (Marin ; Meissner, Allbabyl., p. As); Palsu, à proximité du fossé ( hirtu ) d du canal Lam; Bu ra, d’où un chemin conduisait à Huba (Meissner, Altbabyl, p. A8)P

De multiples canaux ii ri gai en I la plaine et dérivaient du grand canal. Tels étaient ceux de Zabu (du nom du vieux roi de ce nom), dans le canton de Kuhn (Meissner, \llbabyl, p. 3G); de Pusatum, dans les environs d’Amurri (Ibid. , p. h 1 ).

Divers cantons de terres sont nommés : celui de Marin (Amurri) donnait son nom au chemin de Marin (Ibid., p. 61) et se trouvait, d’après le texte inédit de Constantinople S. jo, près d’une des portes de la ville, Ugar Martu'sa Abulla An-za-kar; le canton de Hununtum ( Consl. , S. 10), de Siianitu ou Balatritu (Consl., S. Go), de Gula (Consl., S. 5 G ) , de Haramti ou Haramatim (Recueil de travaux, XY1Ï, p. 3o).

Un verger s’appelait Kirii Anunitum (Consl., S. 10). On signale les portes Bàb Samas, où on rendait la justice et qui se trouvaient peut être au Temple (Meissner, ibid. , p. G5); bàb >~>~J- T»- JJ (Meissner, ibid., p. 89); bâb Nungal (Meissner, ibid., p. 89);

! bullu Anzalcar qui était plutôt une porte de l’enceinte située du côté de Martu ( Consl., S. 1 0 ).

Dans la ville, une grand’rue s’appelait du nom du dieu Sirnené (Meissner, ibid., ]). 5o); une autre du nom des gens de Nisin SIL-DAMAL-LA sa amelê Isinna(hi ) itsû ( Consl. , S. G 8).

Il s’y trouvait un bit sikarim ou débit de liqueurs (Meissner, ibid. , p. 35) ; une sorte

de bonite de commerce, bit zibim u bit maliiratim (maison d’olfre et de demande) qui était située sur la grand’place de la \ille : ina ribitim sa Sippar ( Const ., S. i o).

Dans tous ces vieux contrats il n’est pas question d’autre temple que celui de Samas.

Dans les textes de l’époque de Nabonide et suiv. , on trouve des allusions aux localités voisines suivantes : Hallab ( Camb ., b 8 ; cf. ZA-RI-UNU-AB-KI Hammur. I. R. 1Y. 1 5, i , a), ou lAallih, (Nabon., ioo3, î ooA [fournit du bitume]); Kurukki (Nabon., îoô); Haburu (Nabon., i 19); Suni (Nabon., i 19, avec unRabkasir)-, Haspi... (Nabon., 36o); Birtum (Nabon., 3 7 9 ) ; Hasapie (Nabon., 3 98); Zazannu (Nabon., A83); Hiranu(AflZ>ou., 5o5); Absu (Nabon., 5o6); Ruzabu (Nabon., 1 5 où); Gilusu (Nabon., 5A8). On nomme une ville neuve alu essu (Nabon., 709 , 897 ) sur le canal Ndr ( ami I ) Abarakki. Une ville de Pallukkatum (Nabon., 921) sur le canal de Palkattum (var. Pallukat, Pal li k , Nabon., A63), qui est identique, quant au nom du moins, au riaXXa^OTra?, al. UtxAAHonoLs . comme il saute aux yeux de quiconque a vu un ancien manuscrit grec avec les contusions si fréquentes de tt et de tt) ce canal était navigable : idi elippisa so n ana al Samas itrubuni. Ca r sur le même canal on ci te al Samas ou alu sa Samas (Nabon. , 5 3 9 , h h 8 , h G 3 ). La ville alu sa Délit Sippar (kij (Nabon., 1001, 11) ne doit être qu’un quartier de Sippar, comme le temple de Bêlit Sipparki, n’est qu’une portion de l’Ebabbara.

Aux approches de la ville, on remarque un fossé : ultu eh ndr amil maseri adi hiri-

tum ultu eli ndr sarri adi eli ndr Diglat (Nabon., A 83). Ce dernier canal du Tigre

n’est pas plus le Tigre lui même, que le canal UD-K1B-NUN-KI 11 est l’Eupbrate. Un autre canal portait le nom de Sunisti ou Sumanti (Nabon., 1 0 5 A ) .

A la même époque, je relève le nom des portes Abullu Ebabbara (Nabon., 2) qui est plutôt une porte du temple que de l’enceinte, comme il ressort de ce texte bit busû

Samas sa ina abolit saknn De même bdb KaJalka, par où pénétraient les denrées,

devait être une porte particulière du temple (elle* avait une homonyme à Babvlone). Mais lidb vrma/j/ie (Nabon., A 8 6 ) , bdb ndr Samas (Nabon., 5o5), bdb ndr Pallukkatum (Nabon., 5 0 G ) , bdb saqi (Nabon. , 1 3 6 ) pouvaient être des portes de l’enceinte.

On signale l’enceinte elle-même, comme si des maisons y avaient été construites ou adossées, à l’extérieur, bien entendu (Nabon,, 2 3 h ) , idi bildli sa amil <J— kit, ina Kâri Sippar u qabal ali su(?)-pu-u.

Pour ce qui regarde les lieux consacrés au culte, la ziggurrat est nommée (Nabon,, 696) entre le dieu Im-mir-tum et la maison du dieu Marduk (Nabon., h 58) Kupitr ana ditllu sa zig-gur-rat. Pour son nom, cf. supra.

Quant aux sanctuaires proprement dits, len° 283 semble les grouper en t rois sortes:

Suh ti Sa papahc Sa ilâni Sippar.

Subâli sa Samas.

Subâti sa akilwn sa Bêlit Sippar.

Akitum est pour bit akilum.

Avec les sanctuaires ainsi désignés en général, il faut sans doute identifier en tout

Page 1