‹ Une saison de fouilles à SipparChapitre 16 sur 95 · V. SC HE IL · texte numérisé non relu

V. SC HE IL

ou en partie le K- gai qui est Y È barra lui-mème, le bil J Me-me (Nabon. , 277); le bit rammulii. bit Gula (Nabon., 5 k6)subat sa A-a (Nabon. , 6 9 A), bit Sirnene (Nabon., A 7 1 ) ; bil I lardai,- ( Nabon. , G q b ) , bit Anini (Nabon. , 699 ) ; bit Amin sa Bêlit Sippar (Nabon., 799); bit Istar ! JIA (Nabon., (>29); bit agi sa Bêlit Sippar (Nabon. , 10 A); bit Bêlit Sippar (Nabon., 120), bit inanition nommée à coté débit A-a (Nabon. , 1060). Ce qui prouve que ces deux déesses différaient au moins sous un aspect.

Il n’est jamais question d’un temple E-L1L-BAB, sinon d’une manière toute accidentelle. dans le nom propre kidm-Eulbar (Nabon., \ 1 3 ).

En re\anche, on est étonné de rencontrer un E-sid-lam (Nabon., 192) qui est le nom du temple de Nergal à Kutha.

On reconnaîtra facilement, je pense, qu’il était matériellement impossible que tous ces sanctuaires fussent des vrais temples ayant coexisté à Sippar. Ce ne sont, au fond, qu autant de chapelles qui faisaient partie du grand temple et le constituaient, sous les auspices de Sauras à qui se rapportait le culte suprême : AnaSamas u il uni Sippar (l'i) illikà , comme dit le texte (Nabon., ko 1 ). D’ailleurs la déesse ME-ME (Nabon., 707) qui est Bau, qui est Gula, est désignée à part de Gula et de Anumit, dans nos listes de déesses, et cependant les trois ne constituaient qu’une seule divinité, avec des distinctions de raison. De plus Bèlit-Sippar-Guia-Anumit-B.au-ME-ME étaient encore les mêmes que Bêlit Nina (Nabon., a3i ), et Nanti (Nabon., 336). C’était déjà bien assez de leur vouer, comme à des entités de raison, une simple chapelle, voir une simple niche.

Deux dieux non assimilés sont mentionnés (Nabon., 6qA)et>~>-^-

— J T^T (Nabon., 699).

Outre les greniers nommés plus liant, groupés autour du Bit sü Samsi ou Temple, c’est-à-dire le bit basa labù, bit basa nul mit sam, bit sa ta non a sam, bit Rare, quelques autres édifices publics devaient s’ajouter aux dépendances du temple; des écuries de chevaux, bit sise, de moutons (Nabon., q5i ), de bœufs (Ibid.) bit LU-ARDU, bit alpê ; de gallinacées (Nabon., 32); une prison, bit killi; un comptoir bit qatd ; un bil (Nabon., 1 1 2 A).

Les personnages ou corporations qui se mouvaient dans les vastes constructions du temple, \oués à des offices multiples, étaient tout d’abord le sangu et le qêpu , crui président aux actes de locations des biens du temple (sous Cyrus et Cambyse). Le sa n (y a reçoit les 1 1 \ raisons. Le qêpa a le contrôle et la surveillance des gens du temple; le sangu inspecte les canaux, et de concert avec le qêpa prend des mesures à ce sujet ( Piiisiiii, Babi/l. Voir., xxvi). Il existait aussi bon nombre de prêtres et prêtresses subalternes dont il est difficile des définir les attributions. On signale un Sangu Nanti ( \abon., 23 1 ). Strassmaier, Cyrus, \, 200, parle de Yamil sangu de Sippar et des amil E^TTT ( mes) de l’Ebarra. Les inanité Ebarra (Nabon., 262 ; cf. Nabon., 1 1 5) ne sont probablement pas des prêtresses mais bien plutôt des divinités, placées qu’elles sont entre le dieu 1 et la déesse Gula. C’est en l’honneur de cette trinité qu’une

livraison de quinze gis Salhu est faite (Nabon., 11 5).

Les métiers, au temple et en ville, semblent organisés en corps, avec un chef qui les représente. C’est ce dernier qui prend livraison, en argent ou en nature, des soldes qu’il distribue ensuile. Citons quelques professions d’après les contrats de

l’époque de Nabonide :

Bab qasti ( 2 1 5 ) , chef des archers.

Bab bit Mlli (3 18), chef de la prison.

Amil sabê au service du qcpu (295) dans le bit sutummu (1010).

Amil MzA, valet, palefrenier.

A mil nappahu parzilli ( 3 b 9 ) , forgeron.

Amil nappahu siparri (721), bronzier.

Bab rikki (1010), herboriste.

A mil naggaru (Gag) sa sarri, charpentier.

Amil patrutu ( 5 1 8 ) , porte-glaive.

Amil TIL-GID-DA (458), sénateur, avec des sabê. Amil T [J-MAL (579) sa Samas.

Amil ^^TVl ('“*) (579)-

Amil ► — ^ (mes) ( 3 7 9 ) : bit amil ► — ^ ( 1088).

A mil ► — & u-tu (2 56), boulanger.

Amil mubanniya ( 579 ).

A mil ba’iru (579), pêcheur.

Amil * I Tt (579), maçon.

Amil (ou Kff [56]) tin-mes (591-).

Amil tam-gar, marchand.

Amil epissanu, ouvrier.

Amil Nü-GIS-SAR, jardinier.

Amil nisurutu (712).

Amil nisur-gina (63).

A mil agarruiu (80 A), journalier.

Amil us-B.in birmu (818), tisserand.

Amil vs-mr, isu ( 16A), vannier.

Amil ka sir , recruteur (?) ou capitaine (?)

Amil rab kasir ( 80 ).

Amil mar sipn sa rab kasir (80).

Amil sapsinulu ( 172 ).

A mil siriq (Samas) (172).

Amil pihê sa elippi (180), constructeur de bateaux.

Amil KU-DAN-DAN(i79).

Amilummanu (84o), artiste ouvrier.

Amil irrisu, agriculteur.

Amii sipn qèpi (888), messager ou courrier du gouverneur.

A mil sipri sa amil nagiri (888).

Amil NI-GAB (888) pitù sa bàbi (268), portier. Amil hazanu (920-108), maire.

Amil PA E^f (*« Samas [958]).

Amil rab | — J — - (sa Bel ) ( 9 5 5 ).

Iiab \ (e&ri-) tim (Kyr. , 2), décurion.

Amil nu sise (959), chef des haras.

Amil gal-la (U) (860).

Amil MA-DU-DU (968), nautonnier.

Amil PA-KAB-DU (97O).

Amil KAB-SAR-SAR (25), prisonnier.

Amil BAN (27), maçon.

A mil \ (37).

Amil rab siq-qat (mes) ( 1099).

Amil lamutanu (17 h).

Amil IR (95), sellier.

Amil rab-banà (289).

Amil paltaru (58o ).

Amil mandidi (5o6), mesureur, arpenteur.

A mil mukabâ (11 h), tailleur.

Amil mupassu ( 1 15), passa (1 17), blanchisseur.

Les étrangers qui séjournaient pour diverses raisons à Sippar étaient surtout des Babyloniens, puis des gens de Nisin (8/19) qui devaient être assez nombreux, puisqu'ils donnèrent leur nom à une rue (Cf. supra). Nisin, soit dit en passant, ne saurait être une ville très éloignée de Sippar, sinon, on ne comprendrait pas qu’il y ait eu tant de Nisinniens exclusivement à Sippar. Djokha ne serait pas assez proche, lors même qu’il ne serait pas prouvé par d’autres raisons que Djokha esl GIS-IH-KI. Il vivait aussi à Sippar des gens de Posa (Ici) qui esl peut-être Isin-Nisin, d’après Jensen (ZA, XL, qo). Dilbat ( Nabon.} Gq 1 ) et Diir-ilu fournissenl des jardiniers.

Page 1