‹ Une saison de fouilles à SipparChapitre 38 sur 95 · V. SC H E IL · texte numérisé non relu

V. SC H E IL

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a ici s pii le roui à une époque indéterminée lo temple dAnnmt a Sippar sa Anunit, leinjile <pie Nergalsarusur restaura ( Rec. de trav., t. XVIII, p. i 8, col. IV ).

Sargon retrouve encore les Suti (. Khors 19 et 8a), les soumet, et en déporte une partie au pays de Kammanu ( fttTZ. , ia3). Leurs méfaits étaient connus deSargon I Ibid., 1 3/1). De tout temps, ils avaient menacé les citoyens de Sippar, Nippur, Babel, Borsippa; ils s'étaient appropriés leurs champs, an moment des dissensions intestines du pa ys; Sargon mit en déroute ces alliés de Mardukbahddin et restitua aux anciens maîtres les terres conlisipiées. Sennacliérib. à son tour apprend à les connaître (. Sanh . Sm. , 3 1 , 1 3 ).

11 est donc difficile de préciser à quelle incursion Nalntbaliddin fait allusion en parlant du pillage et de la destruction de Sippar par les Suti. Il profitèrent évidemment d’un changement de dynastie, ou d'une invasion assyrienne, car à cette époque les rois d‘ Vssvrie, \ssur uballit, BêlnirarL Adadnirari, Bêlkudurusur, Assit rdanan s’avancèrent tous plus au moins en Kardunias.

Les Suti rasèrent donc Lbarra, les contours mêmes <ln temple disparurent; ])lus de sanctuaire, plus de stèle du dieu ou d’image; Simmasibu (v. 1*100) roi de la dynastie du pays Maritime voulut retrouver la stèle, sans y réussir; il installa donc quelque chose de provisoire, une sorte de soleil levant (iiiphï) de sa façon, et des sacrifices pério<li< j lies. Il investit du litre de prêtre de Sippar, Ekursumusabsi , à cause sans doute de son origine sacerdotale. Mais sous le troisième et dernier roi de cette dynastie, Kassunadinah, le fléau de la disette s’abattit de nouveau sur la contrée, et le culte de Samas périclita, et le sacrifice chôma. D’autres troubles de nature politique vinrent aggraver la situation, car la dynastie de Bazi succéda alors à Kassunadinab en la personne de Edubarsakinsum. Le prêtre Ekursumusabsi qui avait vu passer sur le troue les trois princes de l’ancienne dynastie vint trouver le nouveau roi, et recommanda à sa piété le laiiKMix temple. Le prince lui concéda une part sur les revenus de I Lsaggil de Babylone, 1 cya de nourriture 1 qa de boisson, et un verger à Babylone, dans la ville neuve.

\vec le culte revécut le nom de Sippar, car Téglatpbalasar 1er (v. 1 100) d’après l’iiisloire sv nciiroimpie s’emparent nommément des villes de Dur kungalzu, Sippar sa Samas, Sippar sa \nunil. Babel, Lpè ( Tabl. synch., 11, 18-1 (g).

Il était réserve à Nabùbaliddin (v. 880) de rendre cent ans plus tard, au temple de Samas sa splendeur, et de retrouver l’image miraculeuse du dieu.

Il délit d’abord I ennemi extérieur les Suit, dont la puissance et l'insolence n avaient fait que grandir, et vengea \ccad. Il s’occupa dès lors, en paix, de la restauration du culte. L image sainte lut retrouvée dans un gué de I Euphrate, à l’ouest, et d’après cet antique modèle , 011 en fabriqua une nouvelle, partie en or, partie en lapis-lazuli f zap'inu) 1 . Le roi rechercha un prêtre dans la descendance de Ekursumusabsi, Nabu

l; Nabonide refit une image du même genre pour le même temple , partie or, partie zarimCt) cf. ZA, V, 3gç) ; znginu s’impose-t-il pour zariiui qui n’a pas de sens pour nous? Le relief qui orne l’en-tête de l’inscription de

UNE SAISON DE FOUILLES A S II* l'Ali.

naclinsum qu’il investit de l'autorité religieuse à Sippar. Il maintintles statuts d’Edubar sakinsum, et ajouta des dotations en revenus, aliments et vêtements. Le tout par acte notarié à Babylone, le 20 de Nisan de la trentième année de son règne.

Nabubaliddin mourut (ma tu su emid, Hisl. syncli., II, 98) et Accad se divisa en deux partis rivaux, avec les deux princes Marduknadinsum et Mardukbêlusàte connue chefs. Salmanasar d’Assyrie (860-826), en souvenirde l’amitié qu'il axait trouvée chez le père alla au secours du fds aîné. Après la victoire, il accomplit d importants actes religieux à Kutha et à Babylone, à l’exclusion de Sippar, malgré le voisinage de Kutha.

Son (ils et successeur, Samsi-Adad IV (826-811) descend comme ennemi en Accad, visite Kutha, Babylone, Borsippa, emporte Huinbummu et Simalia, les dieux de Sippar-Aruru, et An unit de Sippar sa Anunit. Mais il respecte certains sanctuaires, comme ceux de Kutha, Babylone et ) offre des sacrifices. Ainsi agit-il vraisemblablement envers Sippar sa Samas qui n’est pas mentionné.

Téglatphalasar II (728) dès la première année de son règne, fait la conquête de la Babylonie; il spécifie parmi les villes vaincues, Dur Kurigalzu, Sippar sa Samas, Pazitum sa Gubbê, Kutha ( La y ., 1 7-6 ). Il ofl’reàSippar sa Samas, comme à Nippur, Babel, Barsip, Kutha, Kis, Dilbat ( ?) , Uruk, de nombreuses victimes.

Mardukbaliddin (721-710), le babylonien qui ra\it un moment le sceptre de son pays aux mains des rois assyriens se dit le Mus tant de Sippar, Nippur, Babel, et le gardien de leurs sanctuaires ( Beitr . z. Iss., IL 1 . p. 958, col. II, 8).

11 s’occupa aussi de l’exploitation du sol, et distribua à des indigènes de Sippar, Nippur, Babel, à des Accadiens, les anciennes terres que l’ennemi, pendant les désastres de la patrie et les interrègnes, avait occupées, rasées, et dont il avait détruit les titres de propriété et bouleversé les limites (Ibid., col. III, 10). Ce malheureux prince pouvait remonter en parlant des malheurs de Sippar, jusqu'à l'époque de Hammurabi !

Après la défaite de Mardukbaliddin, Sargon (710-700) dès le début de son règne favorise de tout son pouvoir le relèvement du pays conquis, à l’égal de son prédécesseur : il s’appela le bienfaiteur de Sippar, Nippur, Babel (Fast., 1 87), le soutien de leur faiblesse, le redresseur de leurs torts, le restaurateur de leur autonomie (Cyl., 6; Khors, 5,6). Chose singulière, il se sert des termes mêmes de Mardukbaliddin pour exprimer les bienfaits qu’à son tour il prodigue à ces cités.

Pendant la douzième année de son règne, la tribu des Hamaranu fuyant devant ses armes, surprend Sippar et se réfugie dans ses murs. De là ils détroussaient les voyageurs de Babylone, sans cesse. Sargon y envoya de ses lieutenants qui les cernèrent et les capturèrent tous. Cette occupation et cet assujettissement apparaissent comme des exploits faciles, et témoignent de l’état de délabrement de son enceinte (Ann., 3o6).

Nabubaliddin (VU, Go) était reproduit en grand nombre d’exemplaires avec un moule dont on a un exemplaire à Constantinople. Ce relief représente Samas adoré par des prêtres. Pour les détails cf. ZA , l\ , llaA et Beitr. z. Ass., I, 2G7.

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