‹ Une saison de fouilles à SipparChapitre 40 sur 95 · V. SC H Kl L · texte numérisé non relu

V. SC H Kl L

dalu esl le nom d’un instrument de cuivre ou de fer, propre sans doute à terrasser.

Nous avons de Babvlone comme de Sippar quelques contrats datés de ce règne et à ce nom. Le service du temple Ebarra fonctionnait et la tablette du llcc., XVII, 3i ( trouvée dans le deuxième monticule en avant du temple), donne une liste de moulons (cent cinquante huit-pièces) que les bergers deSamas doivent livrerannuellement au temple ( huitième année de Ivandalanu). Le chiffre de l’offrande est bien modeste, et si c’était là lesseules \ iclimes destinées au temple, le cul te était bien déchu; mais on peut croire que ce n’est là que la fourniture d’un groupe de bergers et non de tous les bergers de Sanias. Cependant il esl permis de penser que longtemps encore après les sévices terribles exercés par Àssurbanipal, les \dles rebelles et toujours en disgrâce durent avoir une existence misérable, infortunée.

Tous les grands malheurs dont Sippar fut victime, I assagirent . semble-t-il, sur la lin. C’est ainsi qu’elle ne voulut pas s’associer à l’œu\re d’émancipation exécutée par Nabopolassar. Si fréquemment trompée dans ses rêves d indépendance, mal inspirée cette fois, elle préféra rester fidèle à l’Assyrie, au milieu du désastre suprême où sombra Ninive. On trouve, en effet, à Sippar des contrats datés de la seconde année du règne de Sinsariskun (ZA. , XI , U~j ) fils et deuxième successeur d’ Assurbanipal , comme on en trouve à Crut de la septième de Sinsariskun (Z L, IV, i GG). Le nouveau texte de Nabonide (Recueil de travaux, X\HI, 1 G ), dit en effet, que lors de la ruine de l’Assyrie, les villes des confins d'Accad firent opposition au roi d’Accad (Nabopolassar) et ne marchèrent point avec lui comme alliées : aussi le roi des Ummanmanda détruisit-il leurs sanctuaires, ruina-t-il leur demeure, sans que personne n’échappât.

La victoire définitivement acquise, Sippar dut se rallier assez facilement au vainqueur, èt nous y trouvons des actes publics datés de la vingt-unièine année de Nabopolassar et delà première GeNabnchodonosor(Z L,1V, îùo-i 21). Nabopolassar se signala dans la paix comme dans la guerre. Sippar 11e fut pas sa moindre préoccupation. Le canal UD-KIB-NUN-lvl creusé par Hammurabi, s’était, faute de curage, comblé peu à peu; les eaux n’v circulaient plus ou avaient j > ris une autre direction. Nabopolassar relit son lit et ramena son cours bienfaisant, clés bonnes eaux de fertilité n, à Sippar. Comme Hammurabi . il rendit solides ses Jyerges, avec des briques et de l’asphalte, et en face du temple de Samas, il v eut un ([liai de débarquement (Z L, 11, g9)-

Le grand temple ne parait pas avoir sollicité le zèle du restaurateur de la monarchie babylonienne. Peut-être se sentait— il à son déclin, et ne voulait-il pas entreprendre à demi une œuvre aussi gigantesque, que d’ailleurs ses successeurs réalisèrent.

Cependant, il renouvela en briques É-edinna, le temple ou maison de campagne de la déesse daine de Sippar Bêlit Sipparhi (une forme quelconque de Nina, Istar), soit que cet édicule se trouvât réellement dans la plaine, hors de la ville, soit qu’il 11e s’agît que d’une chapelle englobée dans 1 ensemble de l’Ebarra (ZA., Il, 1A5-172).

Mais nul n’égala comme constructeur, et restaurateur de monuments Nabuchodonosor II, le grand roi (6oû-5o5). Son activité s’étendit au loin, et Sippar, si proche de Babylone, en profita d’une manière particulière. Ce ne sont pas des fanfaronnades royales ou des exagérations poétiques, que les récits de ses travaux à Sippar; il en reste des témoins. Sur toute son étendue, à cette heure encore, le sol y est jonché de briques à l’estampille de Nabuchodonosor roi de Babylone, restaurateur de l’Esaggil et de l’Ezida , lils aîné de Nabopolassar, bien que depuis de longues années, cette ruine soit convertie en carrière Ch

L’enceinte Q du temple, dont j’ai mis à nu une partie, est en briques du même roi. Dans la ville même, et exceptionnellement, au point K s’est trouvée une brique avec une estampille et des caractères différents:

Nabu kudurri-usur roi de Babylone fils aîné de Nabopolassar roi d'E-ki, moi.

Toutefois aucune de ces estampilles ne fait allusion à Sippar, ou à l’Ebarra, mais seulement à Babylone ou à l’Esaggil ^ et à l’Ezida. Il semble que le roi ne voulût laisser à la postérité d’autre titre de gloire que celui de restaurateur de ces deux fameux sanctuaires, ou que pour une raison d’ordre pratique, il fît préparer tous les matériaux à Babylone pour les charrier de là dans tous les chantiers de province.

Si l’on en juge par l’immense quantité de débris à son chiffre, qui jonchent le sol d’ Abou Habba, on trouve trop modeste ce que le roi dit de ses travaux à Sippar. cf Depuis longtemps, dit-il, Ebarra était renversé, semblable à un monceau dépoussiéré. Samas qui ne favorisait aucun des rois mes prédécesseurs ne leur confia point cette restaurations. Pour lui il consulte les oracles du dieu intéressé, Samas, de

Adad et deMarduk, et reconstruit l’Ebarra (D1- 2 Gonnok, Cyl. Nabueh.). Ignorait-il les travaux de Samassumukîn, moins d’un siècle avant lui? ]1 feint plutôt cl’ignorer ce roi étranger, usurpateur, ou bien il considère que son œuvre était trop insignifiante pour en tenir compte. Aussi bien semble-t-il que le roi assyrien se soit plutôt occupé de l’enceinte de la ville, chose d’une utilité plus immédiate à cette époque et pour ses desseins, au lieu que le roi babylonien préféra relever le temple comme le permettaient alors la paix et la prospérité du pays.

Au milieu du temple, il creusa un puits, Ebarra bit Samas kirib Sippar ana Samas bêliya lu epus bùrtu ellili sa kinbisu lu egsir, dit une brique de Constantinople (Erp. Babyl. Penns., 9e fasc., pl.LXX). Est-ce le puits dontparle la chronique d’Eusèbe, l.p. 5b

(1) Ces briques ont servi de nos jours à la construction du Khan d’Abou Habba, d'une immense citerne à cent pas de là , et à d’autres travaux de la Liste Civile. La citerne est devenue inutile, depuis que la Liste Civile a amené à proximité les eaux de l’Euphrate, au moyen d’un canal,

(2) N’est-ce pas le de l’Agriculture Nabatéenne? V. Ghwolsox, Ueberreste dernltbabyl. Liter., p. 102.

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