CHAPITRE QUATRIÈME
L'envahissement de l'Acadie attire les représailles de la Nouvelle-Angleterre. — William Vaughan et Shirley. — Projet d'une attaque sur Louisbourg. — William Pepperell choisi pour commandant. — La flotte anglo-américaine à Canseau. — Elle est rejointe par le commodore Warren. Descente à la baie de Gabarus.— Le chevalier Duchambon, gouverneur de Louisbourg. — Son caractère indécis. — Une garnison séditieuse, — Ouverture du siège, — Abandon de la Batterie-Royale, — Capture du Vigilant. — Les officiers de l'ile Saint-Jean au siège, — M. d'Aillebout de Saint-Villemée, - Sa belle défense à l'ile de l'Entrée.— Le capitaine Marin en Acadie, appelé au secours de la place. — M. Denis de Bonnaventure au camp anglais. — Capitulation. — Les Anglais à l'ile Saint. Jean. Leurs dévastations. — Echec qu'ils subissent.
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L’habitant de Louisbourg qui, d’après le texte de sa 5» )
relation citée plus haut, se serait réfugié à Québec
CRMLES
après la perte de l’île Royale, en 1745, s’est fait l'écho du sentiment publie sur lexpédition organisée par
Duquesnel.
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“,.. Le manvais succès dont cette entreprise a été suivie, dit-il est envisagé, avec raison, comme la cause de notre perte, Les Anglais ne nous auraient peut-être point inquiétés, si nous n’eussions été les premiers à les insulter, Notre qualité d'agresseurs nous a été funeste ; je l'ai oui conter à plus d’un ennemi, eë je n’y veis que trop d'apparence. Les habitants de la Nouvelle-Angleterre étaient intéressés à vivre en paix avec nous, Ils l'eussent sans doute fait, si nous ne nous étions point avisés mal à propos de les tirer de cette sécurité où ils étaient à notre égard. Ils comptaient que, de part et d'autre, on ne prendrait aucun parti dans cette cruelle guerre qui a mis l’Europe en feu, et que nous nous tiendrions comme eux sur la seule défensive, La prudence le dictait ; mais elle n’est pas tou,ours la règle des actions des hommes : nous l'avons plus éprouvé que qui que ce soit ”,
Quoi qu'il en soit de ce jugement, il est certain que les Bastonnais — c’est ainsi qu’on désignait les habitants de la Nouvelle-Angleterre — furent alarmés et exaspérés des deux incursions faites sur la péninsule acadie : ie, La revanche qu'ils en prirent donna lieu À un des rares faits d'armes accomplis par ce peuple d’industriels et de commerçants, Les pêcheries étaient leur principal moyen d'existence ; c’est par elles qu'ils süppiaient à
la stérilité de leurs terres. Mais alors, comme aujcur-