‹ Une seconde Acadie [microforme]Chapitre 18 sur 81 · ANR GP PNA ET PORT ES · texte numérisé non relu

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d'hui, ils ne se contentaient pas d'exploiter les bancs de Terreneuve; ils envahissaient les eaux du Canada.

Dès l'année 1715, le roi de France se plaignait à Londres de ce que plus de deux cents bateaux et sloops anglo-américains venaient faire la pêche sur les côtes de lîle Royale 1, Toutes les représentations avaient été inutiles et le seul moyen de réprimer ces infractions avait été de faire croiser, comme on le fait encore aujourd'hui, des navires armés dans ces parages, Louisbourg était le port d’où sortaient, où venaient se ravitailler et où rentraient ces navires avec les nombreuses prises qu'ils faisaient chaque année, Aussi le gouvernement français attachait-il une souveraine importance à ce port de mer, dont il avait fait une forte place de guerre, la seule qu'il eût sur les côtes de l'Atlantique, qui protégeait à la fois ses pêcheries, son commerce, et qui tenait la clef du Saint-Laurent. Ce havre vaste et sûr, libre à peu près en toute saison, et pouvant abriter plusieurs vaisseaux de guerre, s'ouvre sur la rive orientale du Cap-Breton. Il est protégé contre les vents et la haute mer par deux promontoires de cette côte âpre et dangereuse qui s'avancent J’un en face de l'antre.

Heureusement situé pour la défense et le commerce, il

l— Lettre du ministre à MM, de Costebelle et Soubras, à Versailles, le 4 juin, 1715.

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a le désavantage d’être entonvé de terrains marécageu x et stériles, impropres à la culture.

La ville de Louisbourg était bâtie sur la pointe à Rochefort, qui se projette au sud-ouest de la rade, Les fortifications en avaient été construites d’après le système de Vauban, et avait coûté, dit-on, à la France plus de vingt millions de livres durant les vingt-cinq dernières années !,

L'île Saint-Jean, dont les terres fertiles n'étaient pas éloignées, avaient été ouvertes à la colonisation pour

servir de grenier à Louisbourg,

Un des anglo-américains qui avait subi de plus considérables pertes par Ja capture de ses vaisseaux, était un riche armateur nommé William Vaughan, natif de Portsmouth. Il ne pouvait entendre prononcer le nom de Louisbourg sans entrer en colère et proférer des imprécations, Sa famille occupait un rang dans la Nouvelle-Angleterre ; son père qui avait été lieutenant-

gouverneur du New-Hampshire, l'avait fait instruire à

PRES à l'époque du second siège de Louisbourg (1758), les

dépenses faites sur ses fortifications étaient évaluées à trente iuillions,

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