‹ Une seconde Acadie [microforme]Chapitre 47 sur 81 · APS AP PAR P T RE · texte numérisé non relu

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y fussent employés, et défendit en conséquence aux colons de s’adonner à la pêche.

L'intendant du Canada en félicitait le ministre “ Le parti, Monseigneur, que vous avez pris d'y interdire la pesche est le meilleur pour faire réussir la culture des terres. Tout habitant qui devient pêcheur ne peut se déterminer d’y travailler. La culture ne rend pas des profits si apparents, mais ils sont plus solides ”,

Au cours de l'été 1751, M. de Bonnaventure se rendit à Louisbourg pour y rendre compte de l'état de l’île Saint-Jean, Le commissaire-ordonnateur, Prévost, résumait le rapport de ce gouverneur dans une lettre qu'il adressait au ministre, le 28 novembre, 1751.

“ Les anciens colons, disait-il, sont bien plus. à plaindre que les nouveaux, parce qu'ils n’ont pas reçu”la ration; et la récolte ayant totalement manquée, le plus grand nombre se trouve sans pain, et hors d'état de faire de semence pour l’année prochaine, D'ailleurs il se trouve parmi eux beaucoup de pauvres, de veuves et d’orphelins, dont la grande misère obligera à quelques secours jusqu'au printemps, et j'ai marqué à M, de

Bonnaventure de ne s'y point refuser en usant de toute

l'économie praticable et veillant à les en faire profiter pour préparer leurs terres à recevoir les semences que je ferai en sorte d’y faire passer à la fin d'avril, si les cent barriques de blé que j'ai demandées pour eux à la Nouvelle-York, me parviennent de bonne heure ”.

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